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14 août 2014

Blacc Hollywood de Wiz Khalifa, la Chronique de Skeuds

Il y a déjà longtemps que l’on attendait un nouvel album de la part de Wiz Khalifa.

Blacc Hollywood de Wiz Khalifa, la Chronique de Skeuds sur skeuds.comEn effet, c’est il y a plus d’un an, le 24 juin 2013, que Wiz Khalifa nous avait annoncé le successeur de O.N.I.F.C, Blacc Hollywood.

Alors qu’il s’agit déjà du troisième album (seulement !!!) qui devrait cartonner du rappeur originaire de Pittsburgh, il s’agit d’un tournant pour Wiz; est-il capable de remonter dans les charts (O.N.I.F.C avait fait moins bien en terme de ventes que Rolling Papers) et ainsi appuyer sa position dans le milieu du Rap outre-Atlantique, lui qui évolue quelque peu en marge de ses confrères, loin des revendications pour le trône que se disputent Drake, Kendrick Lamar et les autres ?

Peut il diversifier des thèmes que certains jugeront redondants ?


La meilleure chose à faire pour se faire une idée est encore de poser une oreille attentive sur le Blacc Hollywood de Wiz Khalifa et c’est ce que Skeuds s’est empressé de faire, dès la mise en écoute de celui-ci via Google Play.

C’est donc avec intérêt que nous nous sommes penchés sur cet album dont nous vous proposons la présente modeste chronique.

Blacc Hollywood débute par le morceau intitulé Hope en featuring avec le crooner attitré du Taylor Gang, Ty Dolla $ign.

En réalité, Hope débute par une introduction que l’on doit à Chevy Woods, un membre bien connu du label.

Ce dernier nous offre un discours un peu confus sur le sens de la vie, sur la motivation et sur les faux sourires que l’on peut trouver dans l’industrie de la musique, avant de terminer sur une revendication qui sera la ligne directrice de cet album:

I am Blacc Hollywood, I live Blacc Hollywood

La petite introduction laisse place à un morceau qui entame l’album de façon que l’on pourra revendiquer de plutôt violente, c’est dire avec de grosses basses et une production futuriste à souhait.

Dans Hope, Wiz Khalifa nous met en garde des femmes vénales, des Gold Diggers comme dirait Kanye West avec une constatation toute simple:

Hope you got thousands in your pocket cause she ain't lookin' for love

Il vaut mieux avoir des milliers dans les poches, puisque ce n’est pas l’amour que ces demoiselles recherchent.

Un véritable Strip Club Anthem, bien appuyé par Dolla $ign. Le temps pour Wiz de nous rappeler ses activités fétiches.

Then we smoked again, eyes like I'm Korean
Shots of gin, that's what all this juice is for
Weed & Bombay Sapphire anyone ?

Le morceau suivant n’est autre que le lead single de Blacc Hollywood, à savoir un gros banger dont on doit la production à Detail, producteur signé chez YMCMB (No Worries, 305 To My City …).

Trap Wiz nous offre un flow auto-tuné à souhait et terriblement efficace, si vous cherchez un morceau avec du fond, passez votre chemin, We Dem Boyz est là pour remuer les foules et c’est un succès !

Le moins que l’on puisse dire c’est que ce morceau à fait des émules.

Sorti le 11 février dernier, il s’agit sans conteste d’un des morceaux ayant le plus eu de résonance en 2014, juste à côté du Loyal de Chris Brown, peut être pas au niveau des ventes (un peu moins de 400 000 singles vendus), mais le fait est que le morceau reste en tête, et longtemps de surcroit.

De plus ce single a eu le droit à un single de qualité de la part de Nas, Schoolboy Q et Rick Ross, tout ce que l’on recherche dans un bon single en somme !

La troisième piste de Blacc Hollywood vient nous rappeler qu’au delà des anthems à la We Dem Boyz, Wiz Khalifa peut parfois nous servir des ballades de très bonne qualité !

Promises est en effet dans la veine d’un The Race (extrait de Rolling Papers) entre autres.

Produit par Jim Jonsin (qui avait déjà collaboré avec Wiz pour On My Level), on retrouve une instrumentale atmosphérique, avec des synthétiseurs que l’on pourrait qualifier de particulièrement "smooth" sur laquelle Wiz Khalifa chante plus qu’il ne rappe, sans pour autant que cela soit (trop) désagréable.

Ce troisième extrait de l’album voit Wiz Khalifa est un Love Song dédié à sa femme Amber Rose, à laquelle il se donne tout entier:

It’s like you’re the only one
Only one who knows just how
How to make the time stand still
We’re caught in the moment

Une jolie romance quand l’on sait que les couples dans le milieu du Rap sont, disons, friables.

Le morceau suivant n’est lui aussi pas un inconnu puisqu’il s’agit de KK, sorti le 15 juillet dernier en tant que second single. Wiz Khalifa revient à son sujet de prédilection, à savoir la weed, la beuh, le chanvre aussi appelé chez nous, cannabis. Connu pour être un énorme consommateur de la dite plante, Wiz Khalifa nous informe de ce qu’est le KK dès l’introduction du morceau:

I got my own weed, sucker, so I ain't gotta hit yours

Vous l’aurez compris, KK signifie ni plus ni moins que Khalifa Kush, une variété de weed portant dorénavant son nom.

Le morceau est de nouveau produit par Jim Jonsin et Finatik N Zac, un duo de producteurs australien signé par le célèbre producteur.

Au niveau de l’instrumentale ça doit être l’un des morceaux que l’on a préféré sur l’album tant celle-ci résonne déraisonnablement bien. Un morceau qui devrait ravir les fans du leader de la Taylor Gang de la première heure.

On retrouve également le fréquent collaborateur de Wiz et membre du label de ce dernier, Juicy J qui se la joue professeur pour l’occasion:

Never hit the bong, let me demonstrate

On se passera de traduire.

Project Pat est également présent sur le morceau, le frère de Juicy J clame lui aussi son amour pour la verdure,

Lungs full of KK, have your mind on a runway

A croire que l’amour des belles plantes se transmet dans les familles du Tenessee…

En cinquième position vient House On The Hills en featuring avec un autre des collaborateurs fréquents de Wiz Khalifa, Curren$y.

Un morceau à la gloire de la réussite de Cameron Thomaz, mais cette fois, Wiz Khalifa y ajoute une approche bien plus personnelle et nous offre des déclarations plus que fortes. En revenant sur son parcours il déclare ainsi:

They should use that story to motivate
But instead they'd rather focus on the fact that he's a pothead

Les médias devraient se servir de son histoire pour motiver les jeunes mais à la place de cela, ils se contentent de répéter à tort et à travers qu’il est un pothead, un accro à la marijuana.

Wiz Khalifa en profite également pour expliquer les motivations qui l’animent

I try to do all that I can to make sure that
My son grow up without having to see half of the stuff I've been through

Amasser le plus d’argent possible, pour faire en sorte que son fils n’ai jamais à voir ou à vivre ce qu’il a vécu et que celui-ci ne manque de rien. Plus qu’honorable.

Musicalement, on se rapproche davantage de l’ambiance de Rolling Papers que de O.N.I.F.C et on ne va pas s’en plaindre.

Curren$y vient quant à lui poser un couplet efficace qui se marie parfaitement à l’ambiance  I made It de House On The Hills.

Blacc Hollywood se poursuit avec Ass Drop, le morceau le plus court de l’album (2 :46).

Un autre Strip Club Anthem qui rend hommage aux belles courbes, il faut dire qu’avec Amber Rose, Wiz Khalifa sait de quoi il parle.

Si les couplets vont tout à fait dans ce sens, le refrain est quant à lui un peu plus doux. Un contraste pour le moins intéressant. Wiz Khalifa ne manque pas d’inspiration pour flatter le postérieur de la femme à laquelle il s’adresse:

Ass so big it could swallow up a stripper pole

Des fesses suffisamment pour faire disparaître la barre de strip-tease ? Rien que ça ?!!

Le morceau numéro 7 est intitulé Raw, comprenez brut.

Et on ne va pas se mentir, celui-ci l’est, et pas qu’un peu.

L’instrumentale est Dirty South à souhait, si bien qu’un featuring avec Rick Ross ne nous aurait pas du tout surpris.

Des basses lourdes au possible et quelques références bien senties font de Raw un morceau intéressant, puisque l’on sort quelque peu du registre habituel de Wiz Khalifa.

Book aflight with Miley Cyrus, and we going to the stores
Got that ODB cuz they say they like it raw

Le patron du Taylor Gang va faire les magasins avec Miley Cyrus et dans le même temps se compare à ODB en faisant référence au morceau du late rappeur - Shimmy Shimmy Ya (Ooh baby I like it raw), on appréciera le contraste et la référence.

Sur Stayin Out All Night, on retrouve le Wiz Khalifa commercial, comprenez que celui-ci revient avec un morceau dans le genre de Roll Up ou The Plan.

Stayin Out All Night, sorti le 29 juillet dernier et qui sert de quatrième single à Blacc Hollywood.

Une ode à la fête et à la belle vie qui devrait bien réussir à la radio, en partie grâce à la production  "prête à vendre" (mais pas pour autant de mauvaise qualité) signée Dr. Luke.

Yeah, keep the good times rollin’ and the champagne pourin’
On the plane and I don’t know where I’m goin’

Quoi rêver de mieux ?

En neuvième position vient Sleaze, un morceau au synthétiseur agressif à souhait.

Une nouvelle fois, le sujet principal est l’argent. On notera que Sleaze est un terme que Wiz Khalifa apprécie particulièrement, tweetant tout au long de l’année des "Woke Up Sleazy".

Un des morceau que l’on a le moins aimé de cet album, même si l’on doit tout de même reconnaître la motivation de Wiz Khalifa qui se cache derrière celui-ci:

Trying to do shit just like Puff did it

Faire comme Puffy ? Pourquoi pas, mais pas tout de suite !

On poursuit avec So High en featuring avec Ghost Life, un morceau qui, comme vous l’aurez deviné, parle (encore) de marijuana.

La différence avec les dizaines d’autres morceaux que Wiz a dédié à sa plante de prédilection ?

L’usage parfaitement exécuté du sample de Ghost Life donc, issu du morceau du même nom que celui du leader du Taylor Gang.

Un morceau tout à fait entraînant et très agréable: une ambiance qui semble coller parfaitement au style de Wiz Khalifa, on en redemande !

Il faut dire qu’avec le temps, le mari d’Amber Rose a appris a maitriser la production de smoke songs !

Pour ceux qui consomme le chanvre si cher au rappeur de Pittsburgh, ce morceau sera une belle occasion de faire en sorte d’être, comme Wiz Khalifa le dit lui même,

Higher than a motherfucker

Vient ensuite le morceau Still Down, en featuring avec (une nouvelle fois) Ty Dolla $ign ainsi que Chevy Woods.

Un morceau qui voit Wiz, Ty et Chevy clamer haut et fort qu’ils sont toujours avec les mêmes personnes, la même équipe qu’à leurs débuts:

Still down with my day one niggas

Wiz Khalifa se remémore l’endroit d’où il vient, à une époque où celui-ci était bien loin de l’opulence dans laquelle il vit aujourd’hui, car ne l’oublions pas, Cameron Thomaz a du travailler dur pour devenir Wiz Khalifa:

I done seen niggas get they whole shit blown off in public
A lotta blood, sweat, and hope came from this block

Du sang et de la sueur, il en a vu couler dans son quartier et c’est tout à fait logique pour lui de rester avec les personnes qui étaient présentes durant cette période de sa vie.

Chevy Woods prend tout de même le temps de mettre en garde les prochains:

A few niggas gone act different when that change come

Beaucoup agiront avec intérêt quand l’argent et la gloire viendront taper à la porte.

Musicalement, rien de bien exceptionnel, même si l’on appréciera le refrain de Ty Dolla $ign.

L’avant dernier morceau s’intitule No Gain, une chanson qui rend hommage au travail et qui reprend l’adage No Pain No Gain, comprenez pas de souffrances, pas d'argent.

No Gain est dirigé par quelques notes de piano bien choisies, couplées avec des accents de trompette du plus bel effet.

Wiz Khalifa prend le temps de nous dire que, malgré son train de vie particulièrement festif, cela ne l’empêche pas de travailler assez dur pour conserver son spot parmi les artistes les plus reconnus aujourd’hui.

Some people think when you get to this point in life you've made it
I've seen so many settle for less, that's when talent get wasted

Wiz Khalifa ne prend rien pour acquis, car c’est à ce moment que les talents se gâchent:

I smoke a lot but don't judge me
Probably wake up earlier than all of you niggas

Malgré son affection prononcée pour Marie-Jeanne, il se lève probablement plus tôt que beaucoup d’autres:

Don't even go hard for myself, I got a wife and a kid

Il ne le fait même pas pour lui, mais pour sa femme et son enfant.

Un homme les pieds sur terre, comme nous avions eu l’occasion de le voir il y a maintenant un peu plus de deux ans.

Enfin, Blacc Hollywood se conclut sur True Colors, en featuring avec Nicki Minaj, qui est finalement le seul gros featuring de l’album, étant donné que tous les autres sont des collaborateurs fréquents du leader du Taylor Gang.

Un morceau produit entre autre par Kane Beatz.

Ne vous attendez pas à voir les rimes fuser entre Wiz Khalifa et la first lady de Young Money, il s’agit davantage d’un morceau commercial, un peu fade à notre goût.

Celui-ci sonne comme une célébration et joue parfaitement son rôle d’outro, il dépeint tout à fait l’état d’esprit dans lequel doit être Wiz Khalifa à l’heure actuelle, en paix avec lui même et les autres, heureux en somme.

Call me boss man, young Khalifa man

Un jeune boss, Wiz Khalifa n’a en effet que 26 ans, de quoi poursuivre sa carrière encore un long moment.

Nicki Minaj quant à elle est dans la même situation et profite tout de même de ce featuring pour faire un peu de teasing:

Can't wait to unveil the Pinkprint cover

Elle a hâte de dévoiler la pochette de son The Pink Print !

Et c’est ainsi que se conclut Blacc Hollywood.

Comme nous l’avons dit plus tôt Wiz Khalifa est, dans le climat musical actuel, un cas à part, on le nomme peu dans la course au meilleur rappeur outre-Atlantique, pourtant celui-ci en est déjà à son troisième album et affiche une constance exemplaire là où d’autres avant lui se sont cassés la figure.

Si l’on pourra lui reprocher de ne parler uniquement que de fumer, faire la fête et gagner de l’argent, le fait est qu’il le fait bien.

Blacc Hollywood nous expose le même Wiz Khalifa que celui de Rolling Papers, avec la maturité en plus.

Cet album comblera les attentes des fans du leader du Taylor Gang et ce même s’il ne ravira pas tout le monde, cela reste tout de même un projet bien exécuté et bien produit.

A Skeuds, on aime beaucoup le bonhomme qui est aussi sympathique dans la réalité que dans ses Daytoday, et si l’on se devait de noter le projet, on accorderait un bon 7,5 sur 10 puisque Wiz Khalifa, s’il ne prend pas trop de risques, s’illustre à faire ce qu’il sait faire le mieux:

du Wiz Khalifa (ce qui devrait lui valoir autour de 100 000 albums vendus en première semaine).

Bien entendu il ne s’agit que de nôtre avis et celui-ci reste tout à fait personnel !

Et vous ? N’hésitez pas à nous dire ce que vous pensez du Blacc Hollywood de Wiz Khalifa, dans les bacs le 18 août en France, en commentaires ! (Pierre C.)

 

Skeuds est désormais disponible pour smartphones ICI

http://bit.ly/1sF3iZL

Commentaires

c'est un tres bon album mais j'aurais vu mac miller et tuki carter (taylor gang) en feat dessus . je mettrais 8,5 sur 10 et un mou le remix de we dem boyz

Écrit par : dope | 14 août 2014

tu perd toutes crédibilité dés ta première phrase, c'est son 5eme albums

Écrit par : matin | 07 septembre 2014

La phrase était troisième album qui devrait cartonner ....

Tiens, tu tutoies nos rédacteurs ... on va donc continuer ... ah oui, la grave erreur ... de copie ... c'est très grave et mérite de ne pas lire cette excellente chronique. Au fait, as tu rencontré Wiz en personne ?
Nos rédacteurs oui ... eux qui ne sont pas crédibles ... http://bit.ly/NBOPrI ... pourtant, Wiz lui a parlé et a passé plus de deux heures avec ...

Ton indulgence nous bouleverse et nous te remercions de ta correction, toi le lecteur crédible ...

Écrit par : Skeuds | 07 septembre 2014

J'ajouterai que tu perds toute crédibilité en grammaire et en orthographe

Écrit par : Mark Skeuds | 07 septembre 2014

Les commentaires sont fermés.

 
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