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26 février 2014

Chuck Inglish - Convertibles - La Chronique de Skeuds

Le 8 avril prochain, le Cool Kids Chuck Inglish arrive dans les bacs avec Convertibles.

Chuck Inglish - Convertibles - La Chronique de Skeuds sur skeuds.comCela ne vous dit rien du tout ? Vraiment ?

Il s’agit de son premier album solo, mais entre 2005 et 2011, il formait avec Mikey Rocks aka Sir Michael Rocks les Cool Kids, un duo de feu avec un registre totalement à part et décalé dans le monde du Hip Hop.

La critique avait aussitôt salué leur travail et plaçait de grands espoirs dans ces deux rappeurs pour la suite.

Et voilà donc qu’arrive ce Convertibles, censé enfin répondre à toutes ces attentes.


Alors, Chuck Inglish réussira-t-il à bousculer un peu la scène du Rap américain comme l’ont fait Kendrick Lamar ou Chance The Rapper plus récemment ?

Nous avons pu l’écouter en avant-première chez Skeuds et l'on vous dit tout !
 
On commence avec Elevatorsprint, dont les premières notes font penser à un morceau Electro.

Normal quand on cherche du côté des featurings pour ce morceau.

Pour accompagner Chuck, l'on trouve Polyester the Saint, l’une des révélations de l’année 2013 avec ses sons West Coast frais qui sentent bon le soleil de Californie, mais aussi Buddy, dont la liste des collaborations suffit à sa présentation (Pharrell Williams et Snoop notamment).

Puis vient Swervin avec Sir Michael Rocks et Polyester the Saint (une nouvelle fois) qui accompagnent Chuck Inglish sur un morceau bien plus agressif.

Du vrai Rap comme on aime !

La piste 3 s’intitule Legs avec Chromeo en featuring et qui est le premier single de l’album.

Une nouvelle fois, on change de registre avec un morceau qui nous rappellerait presque les belles années de Will Smith.

On y retrouve l’humour que Chuck Inglish manie à la perfection, surtout quand il s’agit de parler des femmes.

On ne pouvait d’ailleurs pas résister à la tentation de sélectionner un passage :

Aye, what motivates me
That curve, like a lower case d

On l’aura compris, Chuck aime les femmes qui ressemblent à des ”d”.

On suppose que vous comprendrez aisément à quelle partie du corps il fait allusion précisément …

Le morceau suivant s’intitule Come Thru Easily, sur lequel on trouve deux invités de choix à savoir Mac Miller et Ab-Soul.

Ensemble, les trois rappeurs s’éclatent sur une instru qui a comme un air de Soulja Boy.

En numéro 5, on trouve Attitude, un morceau mêlant Rap et R&B grâce au flow de Chuck Inglish et à la voix de BJ the Chicago Kid.

Ce dernier multiplie d’ailleurs les apparitions sur les albums de Rap, la dernière notoire étant dans Studio, un morceau du nouvel album de Schoolboy Q, Oxymoron.

Serait-ce le nouveau John Legend ? A suivre !!!

Mas o Menos est le morceau 6 de l’album et le premier où Chuck Inglish rappe entièrement seul (il y en aura deux sur tout l’album au final).

C’est un morceau assez similaire à Swervin, plutôt agressif, et où Chuck nous parle de son sujet favori, à savoir les postérieurs féminins.

Le morceau numéro 7 s’intitule Money Clip et accueille une ribambelle de rappeurs avec Vic Mensa, Retch, Hassani Kwess et Sulaiman.

Beaucoup d’inconnus ou du moins, peu connus, pour produire un vrai morceau de rap très agréable.

Ensuite l'on trouve le morceau Prism avec Jade Hurtado, chanteuse qui était déjà apparue sur la mixtape de Chuck intitulée Wrkout.

Et il faut dire que dès qu’on l’entend, on pense immédiatement à une autre chanteuse : Jhené Aiko que nous venons d'interviewer d'ailleurs.

La ressemblance est d’ailleurs frappante, en espérant qu’elle connaisse le même succès !

Le morceau 9 intitulé Game Time accueille une autre étoile montante, Action Bronson.

Les deux compères signent un vrai morceau de Rap où leurs flows dévastateurs ne peuvent que vous pousser à cliquer sur le bouton Replay …

Dommage seulement que ce morceau ne dure qu’à peine deux minutes.

Hurt You Back, le morceau suivant, accueille Benny Cassette, un rappeur que produit Chuck.

On y retrouve une voix féminine pour le refrain, Benny qui n’hésite pas à chanter plus qu’à rapper et les couplets de Rap de Chuck Inglish.

La recette du succès ?

La piste 11, Dreamy, n’est que le deuxième et dernier morceau de l’album où Chuck Inglish apparait seul. Un son où, comme son nom l’indique, le rappeur nous fait part de ses rêves, surtout les plus délirants.

Enfin, Glam signe la fin de Convertibles.

Et Chuck Inglish choisit un sacré invité en guise de fin, puisqu’on le trouve en featuring avec Chance the Rapper.

Les deux rappeurs ont choisi pour ce morceau une ambiance beaucoup plus posée et jazzy, là où le flow de Chance excelle par dessus tout.

En conclusion, cet album est la belle surprise qu’on n’attendait pas vraiment en ce début d’année 2014.

Chuck Inglish a tellement mis de temps à confirmer que, et il faut bien l’admettre, on avait presque fini par l’oublier.

Désormais, Convertibles lui assure un pass longue durée dans la cour des grands.

Il suffit de voir les rappeurs qui ont décidé de le suivre pour ce projet: Action Bronson, Ab-Soul, Mac Miller, Chance the Rapper, Polyester the Saint

Que du très très lourd en bref, et ça, c’est un signe qui ne trompe pas sur le talent de Chuck Inglish !

Si l’on veut à tout prix lui faire un reproche, on regrettera donc peut-être qu’il s’entoure trop et que sur douze morceaux, il n'aura rappé seul que deux fois dans son album.

Son flow et son univers tellement atypiques nous poussent à en redemander de toute manière.

Après la révélation avec les Cool Kids, Chuck Inglish confirme donc avec Convertibles tout le bien que l'on pense de lui.

On en redemande vraiment !!! (Dorian G.)

 

http://bit.ly/1hRJb60

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