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24 septembre 2013

Drake - Nothing Was The Same - La Chronique de Skeuds

On l’a déjà dit et on le répète, 2013 restera une année marquante dans le monde de la musique urbaine avec de nombreux gros albums de la part des plus gros artistes:

Drake dévoile LES pochettes de Nothing Was The Same sur skeuds.comJay-Z, Kanye West ...

Et alors que cette année en vient tout doucement à son terme, il reste encore tout de même de quoi passer de bons moments musicaux.

L'un des opus les plus attendus de 2013 était bien entendu le troisième album de celui qui s’avère être incontournable depuis quelques années maintenant, à savoir Drake.

Celui-ci nous revient avec Nothing Was The Same, album faisant suite à Take Care qui date déjà de 2011:


Le moins que l’on puisse dire c’est que Drizzy à pris son temps pour peaufiner cet album.

Si les critiques le concernant sont toujours vives et que ce dernier sait les raviver quand c’est nécessaire (on se souvient des remous engendrés par Wu-Tang Forever il y a deux semaines), on peut dire que le toujours membre de Young Money (oui, toujours) sait faire grimper le buzz ainsi que délivrer une musique de qualité, après tout Take Care n’a pas gagné un Grammy Award pour rien !

Drake

C’est donc plein d’espoirs qu'à Skeuds on s’est attardé à décortiquer Nothing Was The Same le mieux possible ... et nous n'avons pas été déçus !

Nothing Was The Same commence avec un morceau qu’on a entendu (et lu) Drake décrire dans quelques interviews, Tucsan Leather produit par son collaborateur de toujours Noah "40" Shebib.

Ce dernier livre un travail remarquable et pointu sur l’instrumentale:

Un sample du morceau I Have Nothing de Whitney Houston modifié, transfiguré, renversé avec une précision chirurgicale déposé sur ce titre sans refrain. 

L’instrumentale se mue à chacun des trois couplets et le sample y est utilisé d’une façon différente dans chacun des cas. Il est clair que la production d’un tel morceau  à du prendre plusieurs heures de travail et surtout beaucoup de talent, Drake peut remercier 40 pour ces six minutes de pirouettes musicales.

Côté contenu Drizzy n’est pas venu pour se plaindre de quoi que ce soit et n’est pas mélancolique pour un sou, il nous avait promis plus de rap et il s’en donne à cœur joie. Si ces deux précédents albums, Thank me Later et Take Care débutaient par des "balades" (Fireworks et Over My Dead Body), Tuscan Leather, du nom du parfum crée par Tom Ford (qui serait censé sentir comme une brique de cocaïne), est là pour faire le point et affirmer le statut du rappeur canadien:

This is nothin' for the radio, but they'll still play it though
Cause it's that new Drizzy Drake, that's just the way it go

Ce n’est pas un morceau pour la radio (pas de refrain, pas de mélodie entêtante…), pourtant, du fait qu’il s’agisse du nouveau Drake, celles ci pourraient le jouer tout de même.

Bench players talkin' like starters, I hate it
Started from the bottom, now we here, nigga, we made it

Les joueurs du banc qui parlent comme des titulaires l’irritent, les rappeurs ayant répondu après ne pas avoir été cités dans le couplet de Kendrick Lamar sur Control se reconnaitront probablement.

I'm tired of hearin' 'bout who you checkin' for now
Just give it time, we'll see who's still around a decade from now

C'est l'une des phrases qui résument tout à fait l’ambiance du morceau et l’idée que Drake se fait du Rap game, il est fatigué d’entendre les gens discuter de ce qui marche sur le moment, et conseille à tous de se laisser du temps, juste pour voir qui sera la dans 10 ans.

Et il continue de s’épancher sur le sujet au point de lui-même se demander:

How much time is this nigga spendin' on the intro?

Tuscan Leather se termine sur un discours bien choisi du légendaire Curtis Mayfield à Montreux en 1987.

Après tout ces rebondissements en six minutes, le moins que l’on puisse dire c’est que Drake à fait en sorte de prendre son auditeur à la gorge d'entrée mais l'on ne va pas s'en plaindre.

Le second morceau est intitulé Furthest Thing, on y retrouve un Drake plus introspectif, plus "Take Care" en somme, on ne vous cachera pas que c’est ce qui nous à séduit chez le bonhomme il y a maintenant 4 ans et ce morceau est d’ailleurs l’un de nos favoris.

Drake nous y explique là où il en est actuellement, au top mais pas encore arrivé là où il le souhaite, il revient sur ses erreurs passées entre chant et Rap, entre ce qu’il possède déjà et ce qu’il veut.

Le deuxième couplet s’adresse à une demoiselle qui, a été témoin des divers écarts de Drizzy et de son mode de vie:

might feel like nothin' was the same

Après une transition  "chop & screw", l’instrumentale laisse place à une autre ambiance pour les seize dernières mesures, le temps pour Drake de se comparer à la concurrence:

I just build and build more
Y'all niggas build to destroy
Y'all niggas party too much, man I just chill and record

Il en fait de plus en plus tandis que le reste des rappeurs essaye d’en "clasher" d’autres pour réussir, ces mêmes rappeurs qui font trop la fête pendant que le Young Money rappeur continue d’enregistrer.

Le troisième morceau de NWTS n’est autre que le fameux Started From The Bottom, premier single sorti le 6 février dernier.

On rappellera le buzz engendré par ce morceau sur les réseaux sociaux à l’époque:

Les critiques ont par ailleurs fusé sur le fait que le bottom dont parle Drake est sa carrière d’acteur dans la série TV Degrassi, rien de très Hip Hop comme certains le pense.

Le fait est que ce morceau reste un des plus médiatiques de 2013 et pour un morceau plutôt "sombre" (que l’on doit à Mike Zombie, signature OVO Sound), c’est plutôt respectable.

Drake a su une nouvelle fois lancer une expression que chacun a repris à son compte et que de nombreux rappeurs, plus ou moins connus se sont empressés de reprendre.

Et puis chacun avouera que le fameux:

Started From The Bottom Now We Here

est resté quelques temps dans les têtes de tous. Quoi de mieux finalement pour un single ?

On poursuit avec Wu-Tang Forever, un morceau qui lui aussi a su faire parler il y a un peu plus d’une semaine, les fans du Wu s’en donnant à cœur joie sur le fait qu’il n’y ait aucun rapport entre ce morceau et le groupe mythique des années 90.

Pourtant, on reconnaît facilement le sample du fameux It’s Yourz du Wu Tang Clan, même si celui ci ne fait pas partie intégrante d’une instrumentale à la boucle de piano simpliste que l’on doit encore à Noah "40" Shebib.

Drake fait jouer sa versatilité sur ce morceau, le refrain est chanté (Jhene Aiko que l’on retrouvera plus tard dans l’album est en background vocal) tandis que le bridge avant le deuxième couplet le voit utiliser un flow que l’on a pu retrouver sur Started From The Bottom ou sur The Motion dernièrement avant de balancer un dernier couplet plus Rap  pour les puristes en commençant par:

Machine gun raps for all my niggas in the back
Stadium packed, just glad to see the city on the map

C’est de la même façon que Raekwon débuta son couplet sur It’s Yourz, on peut reprocher à Drizzy mais il connaît ses classiques !

Et c’est tout en métaphore que Drake s'adresse à une femme en lui disant:

It’s Yours

La piste numéro 5 de Nothing Was The Same, intitulée Own It, continue sur le thème de la possession et fait parfaitement la transition avec le morceau précédent.

Cette fois Drake revient à une atmosphère semblable à Take Care et se met en mode crooner:

Next time we fuck, I don't wanna fuck, I wanna make love
Next time we talk, I don't wanna just talk, I wanna trust

L’amour, pas seulement le sexe, la confiance et pas seulement des mots.

Quel poète ce Drake !!!

Il est intéressant de remarquer comment le rappeur de Toronto retourne le thème It’s Yours sur ce morceau, si sur Wu-Tang Forever il clame ce qu’il lui appartient, ici il énonce à une jeune femme que c’est à elle qu’il appartient, tout un programme.

Une fois de plus, Drake change d’ambiance et balance un couplet sur une production "aquatique" signée Detail, histoire de donner quelques conseils aux jeunes:

Still straight with the weed and the liquor these days
Cause the new drugs got the kids trippin' these days

Le rappeur ne cautionne pas les nouvelles drogues que certains de ses collègues se sont fait un malin plaisir de faire l'apologie ces derniers temps.

On notera également la présence de la voix de PARTYNEXTDOOR, récente signature OVO Sound en fond.

On poursuit avec Worst Behavior, un morceau uptempo produit par DJ Dahi à qui l'on doit, entre autre, le Money Trees de Kendrick Lamar.

Ici Drake nous parle de la transition entre être un rappeur "qui monte" et une star accomplie, clamant que:

On my worst behavior, no?
They used to never want to hear us, remember?
Mufucka never loved us, remember?

Le monde de la musique ne voulait pas de lui à l’époque et Dieu sait si s’en souvient. Un pied de nez aux critiques et à tous ceux qui pensaient que Drake n’était pas la pour rester en quelques sorte.

Il semblerait que Drizzy ait eu un retour aux années 90 ces derniers temps, puisque après le sample du Wu-Tang, le Cash Money rappeur utilise le flow de Ma$e dans Mo’ Money Mo’ Problems au début de son troisième couplet, une belle référence quand on sait que Drake est un fan de la première heure de l’ancien Bad Boy (bientôt chez OVO Sound ?).

Un morceau à écouter qui tournera certainement en club de l’autre côté de l’Atlantique.

On change d’atmosphère avec le morceau suivant, From Time avec en featuring Jhene Aiko, l’un de nos coups de cœur de l'album; c’est plutôt simple au niveau de la production (signée Chilly Gonzales, qui a également participé au dernier album de Daft Punk avec 40 encore et toujours derrière les manettes) mais le piano est terriblement efficace et s’accorde parfaitement avec la voix angélique de Jhene Aiko qui se fait petit à petit une place de premier choix dans le monde de la musique urbaine.

Drake dans ce morceau, a une discussion avec un amour perdu et essaye de savoir à qui la faute si cette relation est arrivée à son terme. Drizzy n’hésite pas à partager les conseils de ces parents qui semblent pertinents:

My mother is 66 and her favorite line to hit me with is
Who the fuck wants to be 70 and alone?

La mère de Drake sait, comme toute bonne maman, trouver les bons mots.
Un peu plus loin Drake se souvient ce que lui avait dit son ancien amour il y a quelques années de cela:

Cause that night I played her three songs
Then we got to talkin' 'bout something we disagreed on
Then she start tellin' me how I'll never be as big as Trey Songz

Il lui a joué trois morceaux, puis celle-ci, pour une raison ou une autre, lui avait alors dit qu’il ne serait jamais aussi grand que Trey SongzTrigga appréciera !!!

On continue avec le deuxième single officiel de Nothing Was The Same, Hold On We’re Going Home.

Avec en featuring avec une nouvelle recrue du côté du label de Drake, un duo, Majid Jordan.

Un morceau qui, comme vous avez déjà pu l’entendre, n’a rien à voir avec du Rap mais qui n’en reste pas moins très bon et audacieux. Une sorte de Pop acidulée toute droit sortie des années 80.

Si les paroles sont plutôt répétitives, c’est un morceau décalé qui avait pour but d’être joué dans les mariages d’ici 10 ans, ambitieux, mais après tout pourquoi pas.

De plus, si certains se questionnent sur les capacités de Drake en chant, voici une bonne réponse.

Une fois de plus, Drizzy sait ce qu’il fait avec ses singles puisque Hold On We’re Going Home est déjà certifié or.

Vient ensuite le morceau intitulé Connect produit par Hudson Mohawke, le producteur à la patte électronique de chez G.O.O.D Music, pourtant rien d’Euro Dance ou même d’Electro ici.

Au contraire, c’est un morceau hommage à la ville de Houston et à sa culture. Drake y utilise un terme d’argot bien connu dans cette ville du sud des États-Unis:

I'll be here just swanging

Swanging qui signifie plus ou moins conduire en zigzaguant dans une voiture au style particulier de H-Town. Un excellent morceau à écouter en voiture puisque c’est de ça dont il s’agit.

En dixième position on retrouve The Language, produit par un autre producteur de l’entourage de Drake, Boi-1-Da.

Celui ci est sans aucun doute fait pour les clubs, Drizzy y reprend le flow qu’il avait utilisé dans le Remix de Versace du groupe Miguos pour, sans faire dans les faux-semblants, se la raconter un max.

On y trouve quelques lignes bien senties:

Fuck going platinum, I looked at my wrist and it's already platinum

En clair, rien à fiche d'avoir un disque de platine, jai déjà une montre du même métal.

Et pour ceux qui doutait de la fidélité de Drake chez YMCMB:

Cash Money Records forever
I'm always big timing, bitch, I came up right under Stunna

Cash Money Records pour toujours, d’ailleurs, si Drake n’a laissé aucun couplet à Lil Wayne sur son album, cela ne l’a pas empêché de laisser une outro à Birdman sur ce morceau et que l’on aime ou pas, il semblerait que Drizzy en ai fait une tradition.

Le patron de Cash Money était en effet déjà présent sur We’ll Be Fine sur Take Care. Une outro sans surprise de Birdman.

Vient ensuite 305 To My City, produit et avec en featuring Detail.

Pour ceux qui ne seraient pas familiers avec les codes de zones aux États Unis, 305 correspond à Miami, ville particulièrement appréciée par les membres de Cash Money Records.

Ici Drake s’adresse à une strip-teaseuse de Miami, la meilleure d’entre elle qui, après avoir travaillé dur, peut enfin profiter un peu de sa vie.

Un morceau très lent, presque hypnotique. On appréciera tout particulièrement le jeu de mots à la fin du morceau:

Your momma used to live at the church on Sunday
You just go to LIV after church on Sunday

La mère de cette danseuse, très axée sur la religion se sentait vivre à l’église le dimanche tandis que sa fille elle, va au LIV (célèbre boîte de nuit de Miami) après l’église le même jour, un jeu de mots entre LIV et to live.

Le morceau suivant est intitulé Too Much avec Sampha en featuring, autre signature OVO.

C’est l’un de nos favoris de l'album et le fait que Drake l’ai joué pour la première fois chez Jimmy Fallon y est très certainement pour beaucoup.

Dans la lignée d’un The Ride, c’est un morceau très introspectif.

Tandis que Sampha nous offre un refrain tout en douceur et en piano, Drake revient plutôt brutalement sur ses problèmes familiaux et comment la gloire a changé beaucoup de choses, et pas toujours en bien.

Plutôt que d’aborder ce morceau avec des regrets comme il aurait été possible de le faire, Drake est davantage révolté par une telle situation:

Money got my whole family going backwards
No dinners, no holidays, no nothing
There's issues at hand that we're not discussing
I did not sign up for this

L’argent a donc fait reculer son esprit de famille, plus de repas, plus de vacances, plus rien si ce n’est des problèmes dont on ne parle pas et Drake n’est pas là pour cela.

Il pousse les membres de sa famille à ne pas laisser leurs situations personnelles au second plan, que ce soit pour son oncle:

My uncle used to have all these things on his bucket list
And now he's acting like, oh, well, this is life, I guess, "Nah, fuck that shit
Listen man, you can still do what you wanna do, you gotta trust that shit

Qui avait tout un tas d’objectif qu’il regarde aujourd’hui en disant "ce n'est pas grave, c'est la vie", Drizzy lui dit alors qu’il doit avoir confiance et qu’il n’est jamais trop tard, presque sur le ton du reproche.

Sa mère aussi en prend pour son grade:

Hate the fact my mom cooped up in her apartment, telling herself
That she's too sick to get dressed up and go do shit, like that's true shit

Il détestait le fait que sa mère, alors malade, utilisait cette "excuse" pour ne rien faire et se laisser dépasser par la maladie "comme si il n'y avait que cela qui importait" pour reprendre les paroles de Drake, on notera que dans une interview Drake a eu l’occasion d’avouer que sa mère était plutôt énervée après avoir écouté ce titre.

On la comprend aisément.

Mais c'est un morceau plein d’émotion et terriblement efficace qui plus est.

Nothing Was The Same se termine sur un morceau, ou plutôt deux qui n’en font qu’un:

Pound Cake/Paris Morton Music 2 produit par Boi-1-Da.

On commence par une introduction que l’on doit à la légende Jimmy Smith qui nous avise du fait que seule la vrai musique traversera le temps, que tout le reste est là aujourd’hui et très loin demain. C'est tellement vrai.

Pound Cake accueille personne d'autre que Jay-Z en featuring, Jigga qui est finalement le seul invité (mais quel invité !!!) de l’album à avoir un couplet entier et pas seulement une petite apparition, faut il y voir là le fait que Drake ne soit en compétition qu’avec les plus grands ?

A vous de juger !

L’instrumentale est léchée et résonne particulièrement bien, on reconnaît également Timbaland au refrain pour nous faire (lui aussi !) du Wu-Tang Clan en mode C.R.E.A.M.:

Cash rules everything around me
C.R.E.A.M. get the money, dolla-dolla bill y'all

Drake lui est clairement là pour prendre la place qui lui revient de droit et prend le temps d’en placer une pour ceux qui s’en prenait à lui au lycée:

My classmates, they went on to be chartered accountants
Or work with their parents, but thinking back on how they treated me
My high school reunion might be worth an appearance
Make everybody have to go through security clearance

Ses anciens camarades de classes qui le traitait plus ou moins mal sont maintenant bureaucrates ou travaillent avec leur parents, de quoi donner à Drake l’envie d’aller à sa réunion de retrouvailles de lycée, juste pour voir leurs têtes quand ils devront passer par la sécurité avant de l’approcher.

Jay-Z nous lâche pas un couplet mais bien deux. Juste ce qu’il faut pour appuyer son statut de businessman:

I just might learn to speak Mandarin
Japanese for the yen that I'm handling

Il ferait peut être mieux d’apprendre le mandarin et le japonais pour toutes les devises asiatiques qu’il voit passer (25 millions de dollars pour le deal avec Samsung, rappelons le !)

L’album se conclut donc sur Paris Morton Music 2, la "suite" du freestyle Paris Morton Music sur l’instrumental du Aston Martin Music de Rick Ross.

Une dernière fois l’occasion pour Drizzy de prouver qu’il est au top du Rap game et surtout d’en parler comme s’il s’agissait maintenant d’une évidence:

Like I didn't study the game to the letter
And understand that I'm not doing it the same, man, I'm doing it better

Comme s’il n’avait pas étudié le Rap à la lettre et ne l’avait pas porté finalement plus loin que là où il était. Une chose est sur, et pour plein de raisons, que ce soit dans sa vie personnelle ou pour le Rap aujourd’hui, c'est sur, Nothing Was The Same !!!

Après avoir écouté cet album en long et en large il est clair qu’on a ici un projet spécial, voué à rester un moment en rotation.

Si les critiques continueront à fuser autour du personnage Drake, il est clair que ce dernier sait ce qu’il veut et surtout sait comment y arriver.

De par sa versatilité et une maturité nouvelle, Drizzy s’installe encore un peu plus comme un prétendant très sérieux au spot de numéro un, prêt à prendre la suite (et non la place) de vétérans tel que Jay-Z, à un tel point qu'il ne serait pas surprenant de voir Nothing Was The Same exploser les ventes (le million en première semaine ?) et pourquoi pas remporter un nouveau Grammy.

Mais n'anticipons pas !!!

A Skeuds (même si le sujet divise toujours) on est séduit par ce troisième album du rappeur canadien au point de lui donner un très beau 9,5 sur 10.

Le seul bémol étant à notre humble avis la tendance qu’a l’album à se ralentir quelque peu sur la fin.

Bien entendu, c’est tout à fait subjectif et nous, nous ne demandons qu’à savoir ce que VOUS, vous pensez de NWTS.

N’oubliez pas qu'il est en magasin depuis hier en France, si comme nous vous aimez encore les CD cela en vaut vraiment la peine ! (Pierre C.)

 

A lire également:

Skeuds est désormais consultable sur smartphone ICI.

http://bit.ly/18U3bKj

Commentaires

Très bonne chronique à l'image de la qualité de cet album !

Drake nous livre une nouvelle fois un opus de qualité et en se passant de nombreux featurings, ce qui reste rare de nos jours (Wayne, Ross, Jay-Z, 2 Chainz, Big Sean...) et j'ai grandement apprécié le fait qu'aucun artiste de chez YMCMB n'ai de couplet même si Detail est présent au refrain de 305.

Un album qui en effet, mérite son achat.

Écrit par : Sonic782 | 24 septembre 2013

##***

Putain ##

Je suis sur les fesses , l'analyse de l'album est parfaite simplement .


Bonne continuation pour l'équipe Skeuds ;)

Écrit par : french mc | 24 septembre 2013

Pré-commandé avec celui de Justin Timberlake, car la version deluxe ne sort que le 30 ^^.
Sinon bonne chronique et ça va sans dire super Album :)

Écrit par : Yomanesko | 24 septembre 2013

Excellente chronique (chapeau mon pote ;), j'espère que tu m'auras reconnu :P), à la hauteur de la qualité de l'album. ça tourne en boucle dans la vago !

Écrit par : Young Drizzy | 24 septembre 2013

Très très bonne chronique. Drake qui arrive à maintenir un niveau de qualité sur chaque nouvelles sorties ce qui est rare à mon avis aujourd'hui.
Par contre, sur Wu Tang Forever, je perçois pas le background vocal de Jhené Aiko.. Peut-être une erreur de ma part.

Écrit par : blackalicious | 25 septembre 2013

Oui très bon album, le premier de Drake dont je garderais plus de chansons que j'en jetterais ^^, mais il manque l'analyse de deux sons, "All me" et "The motion"! pourquoi ne pas les avoirs inclus dans la chronique ?

Écrit par : Théo | 26 septembre 2013

@YoungDrizzy Merci mon ami !
@Blackalicious Et pourtant elle est bien présente sur le refrain au moment de "It's Yours",

"Drake started off by just playing me a few cuts from the album, and “Wu-Tang Forever” was one. By the second hook, I was singing along to it and I was like, "What do you think if I just sang on top of your singing?" I literally went in and did that super quick, came out and we started listening to more stuff. "

@Théo Si on a pas écrit sur ces deux morceaux, c'est pour garder une cohésion dans la description de l'album, étant donné qu'il s'agit de bonus, peut être que ça peut fausser un peu l'univers de NWTS ! Mais bien entendu il s'agit de très bon morceaux !

Écrit par : Pierre Skeuds | 26 septembre 2013

moi je pense que c'est un très bon album mais un peu trop lent et pas assez rap comme il le fait avec les autres. mais il a bien mis en avant son nouvel en mettant les nouvelles recrues. Pour moi le seul problème , je comprend le feat avec Jay-Z. àpres c'est mon avis à moi.

Écrit par : dope | 26 septembre 2013

Très très bonne chronique j'ai adoré la lire du début à la fin ! Très bon album Drizzy ne me décevra donc jamais ♥

Écrit par : Angie M. | 16 octobre 2013

Les commentaires sont fermés.

 
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