Avertir le modérateur

17 juin 2013

Yeezus de Kanye West, un album ... surprenant mais ... - La Chronique de Skeuds

Si il y en a bien un qui, parmi les trois albums sortant le 18 juin, n’a rien fait comme les autres, c’est bien Kanye West.

14 titres pour Yeezus, le prochain Kanye West ? sur skeuds.comEn effet, contrairement à J. Cole avec son Born Sinner (que nous vous avons déjà chroniqué ICI) et à Mac Miller avec Watching Movies With The Sound Off, le sixième album du nouveau papa intitulé Yeezus est à des années lumières de ce qu’il se fait dans le milieu du Rap et de la musique plus généralement, que ce soit musicalement ou au niveau promotionnel.

On se souvient tous du tweet énigmatique de Mr. West début mai dernier, une date et puis c’est tout, pas d’informations complémentaires, rien. Le néant interstellaire !!!


Si les rumeurs ont fusé comme jamais auparavant sur le Net, petit à petit, l’idée d’un album a pris forme et voilà qu’à grand coup de projections à travers le monde et de quelques apparitions ici et là (concerts et à la TV dans le Saturday Night Live), Yeezus est devenu une réalité pour tous.

A la veille de la sortie de cet album tant attendu, Skeuds vous propose sa modeste chronique de cet album qui aura fait un sacré remous dans le bain de la musique urbaine en seulement un mois et demi, Kanye West a su provoquer l’attente avec très peu (pas du tout ?) de promotion et s’apprête à dépasser les 500 000 albums vendus en première semaine.

Comme il avait pu le dire précédemment, Ye' a laissé de côté tout le superflu pour ne nous donner que la musique et on est loin de s’en plaindre !

C’est parti pour Yeezus de Kanye West sur Skeuds !

On savait que Kanye avait travaillé avec Daft Punk sur Yeezus, ce que l’on ne savait pas c’est que l’influence du duo électronique français se sentirait autant sur le morceau introductif On Sight.

En effet, on est tout de suite plongé dans une atmosphère électronique, voire robotique avec des sonorités saturées et un sample du morceau Acid Tracks du groupe de House Phuture originaire comme ce bon vieux Yeezy de Chicago. Lyriquement, Kanye West se lâche sans fioritures et y va de ses bons mots:

We get this bitch shaking like Parkinsons

On fait secouer cette femme de petite vertu comme Parkinson, ni plus ni moins !

Le temps d’une petite coupure Gospel interprétée par (ou plutôt issue d’un sample de) Holy Name of Mary Choral Family qui nous chante:

He'll give us what we need It may not be what we want

Signifiant que même si la musique de Yeezy n’est peut être pas celle que l’on veut, on en aura tout de même besoin.Soit !!!

Kanye West termine le morceau avec l’agressivité avec laquelle il l’avait commencé et le moins que l’on puisse dire, c’est que les choses sont claires, il n’est pas là pour faire dans la dentelle. Comme annoncé au début du morceau:

Yeezy season approaching

C’est sa saison.

Le morceau suivant est un des deux que Kanye West avait présenté pendant son Saturday Night Live en mai dernier, à savoir Black Skinhead.

Toujours produit par Daft Punk et co-produit par le nouveau protégé G.O.O.D Music Travi$ Scott (qui est plus Hustle Gang qu'autre chose), ce morceau reste saturé dans les sonorités même s’il s’avère être un peu plus rock dans le concept, les basses sont violentes, presque tribales.

Yeezy sort une nouvelle fois des frontières que peut offrir le Rap et on ne lui en voudra pas:

Non seulement il le fait bien, mais c’est également bien le seul qui en ait l’audace.  Si l’on sait que Kanye West aime prendre position avec pour thèmes récurrents le racisme et la lutte contre le système, il le fait ici avec une virulence qui ne manquera pas de faire jaser:

If I don't get ran out by Catholics Here come some conservative Baptists
Claiming I'm overreacting Like them black kids in Chiraq bitch

S’il ne se fait pas tomber dessus pour son Yeezus par les catholiques, ce sera les baptistes conservateurs qui ne cesseront de dire qu’il en fait trop, comme ces gamins noirs à Chiraq (pas de mauvais jeu de mot concernant notre ancien président ici, Kanye contracte Chicago et Iraq pour témoigner une nouvelle fois des mauvaises conditions de vie et du danger qui règne à Chicago où le nombre de meurtres à l’année est très élevé).

On poursuit avec un morceau dont avait eu des échos bien avant que Yeezus soit annoncé, I Am a God.

Toujours produit par Daft Punk (aidés de Kanye Himself, Hudson Mohawke et Travi$ Scott), les sonorités restent les mêmes que sur les deux morceaux précédents et l’on sent un progression logique entre ces trois premiers extraits.

C’est toujours très sombre et les rumeurs disant que Yeezy crierait (littéralement) beaucoup sur cet album se confirment parfaitement ici.

Kanye West nous sort son ego connu bien de tous et il n’est pas nécessaire de parler anglais pour comprendre qu’avec un titre tel I Am a God, Ye’ ne se prend pas pour le dernier des amateurs.

Si beaucoup penseront que Kanye West est coupable de blasphème, le message est bien plus subtil puisque avec ce titre il se réfère à la Bible qui énonce dans le psaume 82 :6 que nous sommes tous des dieux.

On continue avec le maintenant fameux New Slaves, projeté (sans autorisation) partout dans le monde et interprété par Kanye West également pendant son SNL.

Sur cette instrumentale toujours signée par Daft Punk, on est à mi-chemin entre ce que l’on a pu entendre au début de cet album et des morceaux tels que Clique (dans Cruel Summer) ou H.A.M. (dans Watch the Throne).

Sur ce beat hypnotique Ye’ explique que nous sommes des nouveaux esclaves (comme le titre l’indique) et s’adresse particulièrement à la communauté afro-américaine voir aux rappeurs avec un sarcasme certain:

What you want, a Bentley? Fur coat?
A diamond chain?All you blacks want all the same things

Il s’adresse à sa communauté en leur demandant ce qu’ils veulent, que ce soit une Bentley, un manteau en fourrure ou une chaîne en diamant, tous veulent la même chose, les rendant ainsi esclaves de ces désirs matériels ... dont lui ne se prive pas, soit dit en passant !!!

Le morceau est ponctué de références aux rapports que Kanye West a avec les médias et avec la société en générale et une nouvelle fois avec un sarcasme qui ferait presque froid dans le dos:

Y'all throwing contracts at me, you know that niggas can't read

En clair, vous me balancez des contrats, vous savez  très bien que les noirs ne savent pas lire …

New Slaves change une dernière fois d’atmosphère avec une outro particulièrement soignée de Kanye et du Channel Orange chanteur Frank Ocean, le tout sur un sample du morceau Gyöngyhajú Lány (Pearl Haired Girl) du groupe de rock hongrois Omega, on se demande parfois où Yeezy va chercher ce genre d’idées.

Mais le fait est que ce changement d’ambiance est terriblement efficace.

Le cinquième morceau de cet album, intitulé Hold My Liquor nous propose une collaboration sur laquelle nous n'aurions certainement pas parié un dollar:

Justin Vernon de Bon Iver et Chief Keef ensemble, il n’y avait que Kanye West pour avoir une telle idée.

Ce titre est l’un de nos favoris de par son ambivalence; en effet si le titre annonce que Kanye West savait gérer sa consommation d’alcool, le contenu démontre en fait tout le contraire.

Yeezy y raconte comment il lui arrive de se réveiller sur le sofa de jeunes femmes (dont celui de son ex-girlfriend en l’occurrence) et comment l’amour qu’il a pu porter à ces aventures d’un soir disparaît en même temps que l’ivresse le lendemain et le laisse perdu et avec la gueule de bois qui plus est:

After that he's just hopeless, Soul mates become soulless

En poussant un peu, on trouverait cela presque poétique !!!

Musicalement, c’est très flottant et le surprenant refrain auto-tuné de Chief Keef est du plus bel effet pour illustrer l’atmosphère de la chanson.

En sixième position vient le morceau I’m in It en featuring (encore) avec Justin Vernon.

Produit par RZA, le vétéran Wu Tang Clan, ce morceau contient un bridge très Ragga que l’on doit a un certain Agent Sasco et à son Badman.

Une nouvelle fois les sonorités ne sont pas particulièrement mélodieuses et les couplets de Kanye West sont doublés avec une sa propre voix un octave en dessous, ce qui accentue l’athmosphère sombre voir inquiétante. C’est donc un Yeezy tourmenté qui déclare:

Uh, the kids and the wife life. Uh, but can't wake up from the night life
Uh, I'm so scared of my demons. Uh, I go to sleep with a nightlight

Commençant une véritable vie de famille, Ye’ n’arrive pas à se défaire de la vie nocturne, tellement effrayé par ses démons, il préfère dormir avec une veilleuse .…

Le septième morceau est très certainement notre favori, en effet Blood On The Leaves est un des plus surprenants de l’album, alors que Nina Simone nous chante le poème Strange Fruit de Billie Holiday sur une simple boucle de piano, Kanye délivre un premier couplet que l’on pourrait croire issu de son album 808’s and Heartbreaks (si vous n’aimez pas Yeezy auto-tuné, passez votre chemin !) avant que l’instrumentale ne se mue violemment en un sample retravaillé du morceau du duo TNGHT et de leur R U Ready, on ne sait plus où donner de la tête !!!

Si dans les deux premiers couplets Kanye West s’adresse à une femme qui lui a littéralement brisé le cœur avant la gloire, le troisième s’adresse aux femmes qui ne sont attirées que par la gloire et les papparazi. Ye’ en a plutôt marre de tout cela et annonce clairement:

I don't give a damn if you used to talk to Jay-Z. He ain't with you, he with Beyoncé, you need to stop actin' lazy

Il se moque du fait qu’une-telle ait pu parler à Jay-Z dans le passé et conseille à ces jeunes femmes d’arrêter d’être vénales et de chercher à faire quelque chose par elles-mêmes comme a pu le faire Beyonce, référencée plus tôt.

Si l’on a retrouvé une facette de Mr. West que l’on croyait perdue sur le morceau précédant, on retrouve l’usage de l’auto-tune sur Guilt Trip en featuring avec (surprise !) Kid Cudi.

Produit par S1, on peut entendre un sample du morceau Blocka de Pusha T avec Travi$ Scott, sur des basses toujours efficaces, quelques notes de synthétiseur et de piano venant rendre le morceau très planant et c’est un trip dans l’esprit de Kanye West qui nous est offert.

Yeezy s’adresse une nouvelle fois à une certaine ex-girlfriend qui aurait tout foutu en l’air, la même semble-t-il que sur le morceau précédent. Kid Cudi vient faire le crooner d’une très belle manière sur l’outro, au point que l’on se demande s’il ne va pas manquer au roster G.O.O.D Muisc et inversement:

If you love me so much then why'd you let me go?

Si tu m’aimes tant pourquoi me laisserais-tu partir ? On est définitivement dans une ambiance Kanye West cuvée 2008.

L’avant dernier morceau nommé Send It Up rompt avec l’ambiance des deux précédents et l’instrumentale réalisée par Gesaffelstein, un petit français aidé par Daft Punk sur ce morceau, est davantage dans la lignée des quatre premiers morceaux, plus sec musicalement, plus froid aussi.

On retrouve un rappeur émergeant de Chicago sur Send It Up en la personne de King L. Au niveau des paroles, c’est probablement le morceau le moins intéressant puisque très ego trippin' (paradoxal pour Yeezy n’est-ce pas !) ce qui dénote avec l’engagement et les envolées lyriques qu’offrent les morceaux précédents.

Send It Up se terminant par un sample du morceau Memories du vétéran Beenie Man.

Yeezus se clôt sur Bound 2, un morceau très Soulful produit par Kanye lui même accompagné par son mentor de toujours, No I.D..

On retrouve Charlie Wilson le leader de The Gap Band se plaçant toujours très bien (en attendant son concert à Paris).

Sur ce sample du morceau Bound de Ponderosa Twins Plus One datant de 1971, Mr. West livre ce qui semble être le premier morceau dédié à la mère de sa fille depuis peu, Kim Kardashian.

C’est probablement le morceau de l’album dans lequel Kanye West se livre le plus, il s’adresse à sa bien aimée en ayant conscience de ces antécédents ainsi que de ses propres écarts qui l’ont mené à avoir la réputation qu’il a aujourd’hui.

S’il sait qu’il n’est pas parfait, il semble prêt a donner une chance à cette relation et parle même de mariage !!

Maybe we could still make it to the church steps

Ce morceau est également un des meilleurs de l’album tant Kanye West s’exprime avec toute l’honnêteté du monde et bien qu’il soit absent des médias, ce morceau vaut toutes les interviews si l’on cherche à savoir ce que pense vraiment Yeezy de sa dulcinée !

Le nouveau papa semble vraiment amoureux et déclare sur cette instrumentale toujours aussi agréable:

Close your eyes and let the word paint a thousand pictures. One good girl is worth a thousand bitches

Ferme tes yeux et laisse les mots te peindre des centaines d’images, une fille bien vaut une centaine de bitches, ... si ça, ce n’est pas beau, un vrai Ronsard ce Yeezy !!!

Et c’est donc dans cette ambiance bien loin de celle initiée par le début de l’album que Yeezus se conclut.

Après avoir attentivement écouté Yeezus, on ressort avec beaucoup de satisfaction mais également avec quelques interrogations assez légitimes.

Le court laps de temps entre l’annonce du projet, la sortie de celui-ci et le manque de promotion n’ont pas préparé comme il se doit les auditeurs à un tel album.

On a cru à un Kanye West uniquement revendicateur avec la présentation de New Slaves et l’on se retrouve finalement avec des morceaux tels que Bound 2, de quoi en perdre plus d’un en route !!!

Comme l’avait annoncé Yeezy himself, il ne s’agit pas d’un album pour la radio et ce même si certaines influences électroniques auraient pu le laisser penser (La présence de Daft Punk …) et ce même si l’album n’est pas aussi froid que l’on aurait pu l’imaginer.

Bien que Mr. West soit dans les bacs ce mardi avec Mac Miller et J. Cole (et Kelly Rowland), il serait très risqué de vouloir comparer son album à celui de ses collègues (tous genres confondus) tant Kanye, fidèle à lui même, a une nouvelle fois bouleversé les codes.Tous les codes !!!

Il faut donc prendre cet album comme une expérience musicale à part et ainsi essayer de se représenter au mieux la vision toujours très en marge du nouveau papa.

A Skeuds, on a été subjugués par les changements d’atmosphères que propose Yeezus, le tout mis en scène à la perfection et c’est bien volontiers que l’on donnerait un 9 sur 10 à cet album:

Attention, pas parce que c’est le meilleur album de Rap à sortir ce fameux 18 juin, mais parce que Kanye West a sorti un projet en marge, à la marge même, avec le charisme qui est le sien, et qu’il a probablement changé la donne à bien des aspects, ... encore.

Bien entendu c'est encore une fois très subjectif et l’on aimerait bien savoir ce que VOUS vous en pensez alors n’hésitez pas à partager vos impressions sur Yeezus avec nous, même et surtout si vous n'êtes pas en phase avec notre chronique. (Pierre C. @piexr)


A lire également:

Skeuds est désormais consultable sur smartphone ICI.

http://bit.ly/13T8PvI

Commentaires

Yeezus sort du lot.
Mais J'espère que les gens vont adhérer, parce que l'écart, le risque qu'a prit Kanye West peut en dérouter plus d'un. Cela se voit aussi, part la promotion qu'il fait, elle s'adresse à des "nantis" (il a fait une présentation de l'album durant une manifestation durant un événement d'art), on peut croire que cette album n'est pas destiné à tous...
Ce qui est sur, les instrus tiennent la routent, les punchlines sont présentent, les thèmes abordés sont sérieux.

On sight; le mixe electro rap nous rappel Stronger mais Yeezus a poussé le délire (ce son me rappel "Who Gone Stop Me" ici Kanye parvient à accomplir la performance de Jay, sauf que Kanye est plus violent grâce à ses cris)

Bound 2; C'EST DU KANYE !!!! Sample, flow il refait la sauce dans ses anciennes marmites. Ils nous rend nostalgiques avec se son.
Le seul point négatif pas assez de tracks mais bon Cruel Winter ou WTT II, TO BE CONTINUED...

Écrit par : Magnus | 17 juin 2013

pour moi c'est une mélange de daft punk & travis scott mais il tue l'album mais pour moi sur certain morceau j'aurais vu en feat travis scott, pusha t & popcain après c 'est mon avis

Écrit par : dope | 17 juin 2013

Vous avez téléchargé l'album au lieu de l'acheter sur Itunes ou de l'obtenir à la Fnac ! C'est consternant !

Écrit par : ken | 17 juin 2013

Ce qui est consternant est que tu crois ) ce que tu dis.

Nope, on a obtenu une copie promo. Désolés

Écrit par : Marc Skeuds | 17 juin 2013

J'ai adoré cet album. Kanye est en avance sur son temps, c'est indéniable.

PS : "Blocka" c'est un son de Pusha T et pas Travi$ Scott ;)

Écrit par : NourYeezy | 17 juin 2013

Exact, avec l'ami Travi$ Scott .. merci :)

Écrit par : Marc Skeuds | 17 juin 2013

J'ai détesté tout comme j'ai détesté Watch the trone et l'ensemble des LP "electro-HIP- POP" de Kanye.

... Sachant que je suis un mélomane éclectique qui aime l'art conceptuel ... voilà voilà.

Écrit par : STRIITSOOL | 17 juin 2013

"J'ai adoré cet album. Kanye est en avance sur son temps, c'est indéniable."
+1

Effectivement les prod sont très en avance sur leurs temps, Kanye prouve que c'est un véritable artiste
J'ai bien aimé l'album les intrus sont terrible et pointues

Par contre il va en dérouter plus d'un avec cette album.

Écrit par : Vilo | 17 juin 2013

Assez chamboulé à la première écoute ... Mais plus je l'écoute, et plus j'aime cet album !!

Je trouve juste qu'il y a un manque de cohérence dans cet album, les passages entre les différentes chansons, le featuring de Frank Ocean qui pour moi n'a pas grand chose à voir avec le reste de la chanson.

bref, très bon album mais un manque de cohérence à certains moments.

N'empêche, on a eu droit à magnifique cuvée avec 3 albums EXCELLENTS !!

Écrit par : Danny-McCoy | 17 juin 2013

Le seul point positif à cet album et là où Yeezy a su se rester fidèle, c'est qu'il est unique, mais dans le mauvais sens du terme.
Grosse déception. Hormis Blood On The Leaves, Guilt Trip et Bound, c'est inaudible et tellement loin des travaux de génie auxquels il nous as habitué.
Et dire que toute la promo a été axée de façon à mettre en avant la musique. C'est louable comme façon de faire mais uniquement si la musique le vaut bien, ce qui n'est selon moi pas du tout le cas.

Écrit par : isa | 17 juin 2013

Totallement d'accord avec isa.. Un album loin de ce qu'il a pu nous proposer. Je loue le fait qu'il veuille être unique dans son genre mais il l'est un peu trop à mon goût.

Il est loin le temps du Kanye de 2003-2004 où son rap, ses feat et ses samples étaient plus que parfait! Dommage que l'égo ait pris le dessus..

Mais je continuerai d'écouter ses prochains skeud dans l'espoir de retrouver ce bon vieux Mr West!

Écrit par : Cyril | 17 juin 2013

Très bonne chronique, et tout comme J.Cole, merci pour les quelques traductions ;) j'ai également fait une chronique je vous invite à venir y jeter un coup d'oeil si vous avez le temps :) http://yomaneskosmusik.blogspot.fr/2013/06/kanye-west-yeezus-review-dun-album-tres.html

Écrit par : Yomanesko | 23 juin 2013

"J'ai adoré cet album. Kanye est en avance sur son temps, c'est indéniable."
Je trouve l'album très bon la n'est pas le problème mais il n'y a absolument rien qui est en avance sur quoique ce soit la dedans, en avance sur qui ? Tu bases ton commentaire sur quel genre d'artistes hip hop pour sortir une absurdité pareille ? Le mec à juste accentué son hip hop sur l'electro, il prend un risque c'est vrai et c'est louable, mais si tu veux écouter de l'avant gardiste, va écouter Dälek !

Écrit par : Alsvartr | 27 juin 2013

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu