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17 janvier 2013

Long Live A$AP de A$AP Rocky, c'est du très bon, du lourd

C’est avant-hier, mardi 15 janvier (lundi en France) qu'est sorti le premier album tant attendu du rappeur ayant fait le plus de buzz l’an dernier, j’ai nommé A$AP Rocky.

A$AP Rocky dévoile la pochette de LongLiveA$AP et sa date de sortie sur skeuds.com

Cet album, Long Live A$AP était programmé pour faire l’effet d’une bombe dans le Billboard, mais à force de reports et surtout d’un leak sauvage particulièrement précoce (près d’un mois avant la sortie officielle), on ne sait plus trop à quoi s’attendre en terme d’impact commercial.

Cela étant, nous avons eu tout le temps nécessaire pour décortiquer ce Long Live A$AP à Skeuds !

La mission du rappeur de Harlem était simple, faire au moins aussi bien dans le contenu que LiveLoveA$AP, Mixtape qui a confirmé que celui qui se veut être l'une des têtes de proue de la nouvelle génération de MCs n’était pas bon qu’à lancer des morceaux buzzant comme Purple Swag


On a donc posé une oreille sur ce projet tant attendu et voici ce qui ressort de notre écoute de Live Long A$AP.

L’introduction de l’album est le morceau éponyme Long Live A$AP dont le clip est sorti récemment, on reconnaît d’emblée l’atmosphère si particulière de A$AP Rocky, des sonorités obscures, des basses bien présentes et des références aux différentes drogues qui font sont quotidien.

Il commence ce morceau avec un simple :

I thought I’d probably die in prison

Venant de Harlem et certainement pas entouré de bonnes fréquentations, Rocky est tout à fait lucide sur ce qu’aurait été sa vie si la musique n’était pas venue la lui changer.

Le morceau continue sur la même lancée et les références à diverses drogues sont omniprésentes:

Nose bloody from that sniffin’, your heroine addiction

Purple Sippin’, finger twistin’, teeth glisten like it’s memphis

Cause ther’s killers in my town, making hits, sniffing lines

Héroïne, codéïne, cocaïne, il n’y a qu’à se servir !!!

C’est peut être l’un des morceaux les plus hood de toute la discographie de Flacko et ce qui y est intéressant c’est le refrain.

A mesure que les secondes défilent, on s’attend à un refrain aussi violent que les couplets ou bien pas de refrain du tout, mais on en est terriblement loin. Une voix que l'on imagine angélique vient lancer:

Who said you can’t live forever lied. Of course, I’m living forever I’ll, forever I’ll live long.

Sa musique fera en sorte d’assurer sa renommée pour toujours et il se juge donc immortel.
 
Dans l’outro Rocky place quelque mots pour le rappeur de Houston Pimp C décédé, Houston qui est très certainement la ville ayant la plus d’influence sur le style du leader du A$AP Mob ainsi que pour Three Six Mafia, groupe emblématique de Memphis.

Nigga R.I.P to PIMP, can’t forget Little Flip

And I take it out to memphis so shout out to Triple Six.

En deuxième position vient résonner Goldie, premier single de l’album  et produit par le producteur affilié G.O.O.D Music Hit Boy.

Parfait dans son rôle, Goldie est venu confirmer qu’il fallait compter sur le rappeur de Harlem pour le futur et à lui a permis une plus grande exposition encore.

Le clip, tourné à Paris représente l’image type que l’on se fait de A$AP Rocky, bonnet Comme des Fuckdown vissé sur la tête, chaînes et dents en or.

N’en jetez plus, on est en plein dedans.

La piste numéro 3 accueille le premier featuring de l’album à savoir Schoolboy Q qui, bien que membre du TDE de Kendrick Lamar, Jay Rock et Ab-Soul est un collaborateur de longue date de Flacko, ils nous avaient en effet déjà servi Brand New Guy et Hands on the Weel.

Ils reviennent avec PMW (All I really need) signifiant, vous l’aurez compris Pussy Money Weed, inutile d’en dire plus !

Q n’oublie pas de référencer son labelmate Kendrick Lamar:
 
Put a good kid in your section 80

C’est un morceau plutôt relaxant propice à certaines activités décrites dans le morceau (mais nous n'avons rien dit !) à apprécier sans modération.

On continue avec LVL produit par le producteur favori du A$AP Mob, Clams Casino à qui l’on doit un paquet de leurs succès tels que Palace et Wassup ou encore le One Last Thing de Mac Miller ou le The Fall de The Weeknd.

Une production où on sent Rocky plus à l’aise que sur certains featurings qu’il a pu faire ces derniers temps, l’instrumentale lui va comme un gant et ce dernier en profite ! Un seul mot d’ordre dans ce morceau, faire taire ceux qui ont tendance à douter de lui ou à parler plus qu’ils ne le devraient:

Yeah, you claim you rage, you hatin' like you live in Oakland…

On poursuit avec Hell en featuring avec Santigold au refrain (à qui on doit le sample de Brooklyn we go hard par Jay-Z), un morceau "j’me la raconte, j’ai réussi" comme on en connaît beaucoup, mais avec quelques références bien placées:

Catch me out in China stunting yea I'm about my guapanese

My shoe game serious, so serious, Wapanese
 
Référence au site lifestyle Serious Wapanese.

Ou encore:

For now I’m po-pimpin' like them Do or Die dudes

Référence au morceau Po Pimpin par le groupe de Chicago Do or Die qui accueillait également un Twista tout jeune.

Long Live A$AP de A$AP Rocky sur skeuds.com

On poursuit l’album avec le morceau numéro 6, Pain où on retrouve le groupe de rappeurs de Los Angeles OverDoz.

Une production stratosphérique à la Neptunes signée Soufien3000 qui s’avère être un producteur français de 24 ans originaire de Lille. Tout arrive !!!! Cocorico !!!

Dans le contenu A$AP Rocky nous parle de l’industrie et des médias, comme il le dit si bien en se référant à feu Gil Scott-Heron:
 
The future will be televised

On ne présente plus Fuckin Problems, LE single de cet album où on retrouve tous ceux qui ont pu participé au Club Paradise de Drake à savoir Rocky himself, Drizzy, 2 Chainz et Kendrick Lamar.

Un morceau fait pour tourner en radio, bien que la version censurée soit tout à fait horrible !

Il semblerait que l’auto proclamé Lord Flacko ait eu besoin d’un morceau de ce genre pour faire encore davantage de buzz.

A la production Noah 40 Shebib, l’acolyte de Drake avec un coup de pouce surprenant de C.Papi qui n’est en fait pas un inconnu mais l’ex-acteur de Degrassi lui même (ChampagnePapi étant le nom de du protégé de Lil Wayne sur Instagram) !

Pour ce qui est du sujet, nous n’allons pas en parler pendant des heures tant le refrain de 2Chainz parle pour le reste de la chanson:

I love bad bitches, that's my fucking problem

And yeah I like to fuck, I got a fucking problem

Vous avez d’ailleuers déjà du entendre ce refrain des dizaines de fois ces dernières semaines.

On continue avec Wild for the Night, A$AP change littéralement de style et passe du Rap au Dubstep avec une relative aisance et l’alchimie se fait entre le DJ californien et le rappeur New-Yorkais.

On retrouve la touche de A$AP Rocky avec la fameuse Screwed Voice (cette voix très basse que l’on entend sur beaucoup de ces morceaux) mais pour le reste c’est bel et bien Skrillex qui est aux commandes.

Ce morceau va certainement et a du en choquer plus d’un mais on sait A$AP Rocky avide de collaborations inattendues (vous vous souvenez de Ridin’ avec Lana del Rey ?) et le fait est est que ça fonctionne plutôt bien.

On change une nouvelle fois d’atmosphère avec 1Train, morceau beaucoup plus Hip Hop produit par Hit Boy où les rappeurs de la nouvelle génération se succèdent:

A$AP Rocky donc, Kendrick Lamar, Joey Bada$$, Yelawolf, Danny Brown et Big K.R.I.T.

Le rappeur de Harlem a expliqué dans Rolling Stones comment s’était est passé la création de ce Posse cut, il s’agissait de compétition positive:

A$AP Rocky a d’abord posé son couplet avec confiance avant de l’envoyer à Kendrick puis à Joey etc… pour en faire un très bon morceaux.

Quelques belles phrases et informations à retenir: Joey Bada$$ pense à signer chez le Roc Nation de Jay-Z:

Just got back to the block from a 6 o'clock with Jigga

And I'm thinkin' 'bout signin' to the Roc

But my niggas on the block still assigned to the rocks

Logique pour/dans le jeune rappeur de BK.

On notera que l’un des meilleurs couplets est certainement celui de Big K.R.I.T., tranchant et efficace au possible.

On poursuit avec Fashion KillaA$AP Rocky  nous prouve une nouvelle fois son attachement à la mode en multipliant les noms de designers et autres marques de vêtements.

C’est sur ce fond là qu’il nous raconte son histoire avec une jolie femme adepte des différents courriers et autres marques. Iggy Azaela peut être ?

On entre dans un registre beaucoup plus sombre avec Phoenix qui est peut être le morceau le plus introspectif de Long Live A$AP, le rappeur de 24 ans y exprimant ses idées noires et même ses pensées suicidaires par deux fois, citant un artiste célèbre s’étant donné la mort, Kurt Cobain du groupe Nirvana:

Bloody ink on my pad spelled suicide

Bloody ink on my pen spelled suicide

Kurt Cobain even died cause you scrutinize

Tous ça à cause de trop de jugement et d’attention pas toujours positive.

Dans une interview, A$AP Rocky se justifiera en disant que ce sont des pensées que tout le monde a à un moment ou un autre.

Le morceau numéro 12 qui s’avère être le dernier se nomme Suddenly et est tout à fait particulier dans la forme, le premier couplet étant quasiment acapella.

Le rappeur parle de son passé et de comment tout a changé depuis la célébrité, tout en oubliant pas de faire quelques shout out à des rappeurs qui l’ont marqué plus jeune:
 
Busta had the rhymes, Puffy had the Shyne

Bone thugs had more thugs but that was the shit, that made me rhyme

Locs got me blind, thuggin’ like I’m Eazy-E up in his prime

Another young nigga with a attitude

Busta Rhymes, Puff Daddy, Bone Thugs N Harmony, Eazy E et NWA.

A$AP Rocky en profite également pour prêcher la bonne parole:

I only got one vision, that’s for kids in every color, religion

That listen, that you gotta beat the system, stay the fuck out the prisons

They try to blind our vision, but we all got children and siblings

You my brother, you my kin, fuck the color of your skin

Il voudrait dire aux enfants de toute couleur et de toute confession de rester loin des prisons et de casser le système. Pour lui la couleur de peau n’a aucune importance (A$AP Yams un de ses amis les plus proches n’a d’ailleurs pas la peau noire).

Un beau morceau, profond qui nous montre une facette de A$AP Rocky avant que la célébrité ne le touche 

Et l'on termine avec Suddenly, un titre parfait pour finir un album rondement mené.

C’est ainsi donc que se se referme Long Live A$AP, même si certains morceaux de la Deluxe Edition valent le détour tels Ghetto Symphony avec le MMG Gunplay et A$AP Ferg ou encore I Come Apart avec Florence Welch valent le détour.

Cet album est tout ce qu’il y a de plus A$AP dans les sonorités et l’atmosphère et on appréciera le côté plus serieux sur certains morceaux qui prouve que cet album n’a pas été pris à la légère, un ensemble cohérent bien que diversifié (1 Train et Wild for the Night n’ont pas vraiment la même saveur) et de vraies prises de risques.

Certains préféreront peut être la Mixtape Live Love A$AP qui est peut être plus dans le registre de Purple Swag qui l’a fait connaître mais chez Skeuds, on trouve ce projet plus abouti et plus intéressant au niveau de la musique et des lyrics.

On espère donc que le leak précoce de l’album de desservira pas trop l’étoile montante du Rap et c’est bien volontiers que l’on attribuerait un 8 sur 10 à Long Live A$AP, mais il faudrait encore qu’on nous le demande !

L’album d’A$AP Rocky est disponible partout alors n’hésitez pas à vous le procurez ... si vous en avez l’envie, c'est tout bon.

Skeuds en mode Long Live A$AP avec Pierre C.


A lire également:

Skeuds est désormais consultable sur smartphone ICI.

http://bit.ly/13G1jGe

Commentaires

bon mais Pas mieux que GOOD Kid MaaD city tout de meme .

Écrit par : tihaypee | 17 janvier 2013

"le rappeur Pimp C et Lil Flip, tous deux rappeurs décédés de Houston "

Lil Flip est mort ?

Écrit par : Harry | 17 janvier 2013

@Harry Autant pour moi il s'agit d'une erreur de ma part étant donné qu'aux dernières nouvelles Lil Flip se porte très bien.

@tihaypee Personnellement je suis tout à fait d'accord !

Écrit par : Pierre Skeuds | 17 janvier 2013

La faute nous incombe car nous avons publié la première version et non la finale de l'article.

Autant pour nous, d'autant que l'on a parlé de Lil Flip la semaine dernière.

Encore toutes nos excuses.

Écrit par : Skeuds | 17 janvier 2013

Ouf ! :)

Écrit par : Harry | 17 janvier 2013

Bon album, même si je m'attendais à mieux.

Et j'ai vraiment un soucis avec la "Screwed Voice". Elle m'est insupportable au possible ...

Écrit par : danny-mccoy | 17 janvier 2013

Les commentaires sont fermés.

 
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