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11 décembre 2012

Skeuds a adoré Jesus Piece de The Game

Pour son dernier album avec Interscope, The Game avait décidé d’entrée de frapper fort, à partir du moment où la cover est apparue sur le net, beaucoup ont commencé à polémiquer sur cet opus intitulé Jesus Piece.

The Game - Jesus Piece - skeuds.comQuand la tracklist a été confirmée à son tour, ce fut la même histoire, le fait que The Game ne soit seul que sur deux morceaux sur dix sept a eu pour effet de soulever de des questionnements tels que:

Est il incapable de sortir un album où c’est vraiment lui la star ?

A-t-il seulement amassé tous ces featurings pour vendre davantage de copies ?

A-t-il bâclé son album pour pouvoir partir vers de nouveaux horizons ?.

Beaucoup de questions pour un album, mais l’avantage, c’est que toutes celles-ci trouvent réponse au fur et à mesure du cinquième opus de The Game et le moins que l’on puisse dire c’est que le jeu en vaut la chandelle.


Le sujet, The Game l’avait expliqué lui même, on peut aller au Strip Club le samedi soir et à l’église le dimanche, on presse PLAY juste pour voir là où cela nous mène.

Pour ne pas vous mentir, à Skeuds quand on a entendu le premier morceau avec Meek Mill, Scared Now, on a un peu eu peur pour la suite (c’est le cas de le dire),  les premières rimes sont sans appel,

Chased that nigga down, put him on worldstar
Bitch nigga got away, in his girl's car
Put that pussy on the net like a pornstar

Souvenez vous, The Game avait mis sur le net une vidéo de lui en train de frapper le rappeur 40glocc, on ne sait pas trop à quoi cela lui sert de remettre le couvert sur une histoire obscure comme celle-ci mais passons, peut être pour sa crédibilité en tant que rappeur, sait-on jamais !

Il en balance également une pour 50 Cent son ami/ennemi  (il dit qu’il en avait marre d’être son chien mais lance un G-Unit) et laisse Meek Mill poser son couplet sur une instrumentale qui lui correspond parfaitement.

On passe au morceau suivant intitulé Ali Bomayé, référence à un match de boxe de Mohamed Ali face à George Foreman où on pouvait entendre la foule scander Ali Bomayé !, littéralement, Ali tue le !

Avec un titre pareil, on pouvait s’attendre à un titre plutôt violent et on est pas déçu, 2 Chainz et Rick Ross viennent épauler le représentant de la West Coast.

Sur des chants d’enfants, The Game vient prévenir la concurrence, il est Mohamed Ali et les autres rappeurs sont George Foreman, on ne saurait faire plus clair !

Viens ensuite une petite interlude où on peut entendre quelqu’un se vanter de sa nouvelle Jesus Piece (pendentif avec la tête de Jesus, The Game a d’ailleurs exposé la sienne récemment, c’est une Jesus Piece qui elle même porte une Jesus Piece, tout un concept), avec quelques phrases bien senties

Don’t ever ask me about my religion, I just put 50k on Jesus Face

Ne lui demandez pas quelle est sa religion, il vient de mettre cinquante mille dollars pour s’offrir la tête de Jesus, ce qui illustre parfaitement le contraste que The Game a voulu exposer, on peut flamber un maximum et toujours être prêt de sa religion.

Jesus Piece est donc le morceau suivant, en featuring avec Common et Kanye West. The Game revient sur la mort de Biggie à L.A. qui lui aurait presque fait honte d’y être né et sur celle de 2Pac.

Il remercie Dieu de lui avoir fait rencontrer Dr Dre tout comme Yeezy et se rappelle une époque où selon lui:

Hip Hop was better off when it was just Dre, Scarface, and Esco

Une époque où le Hip Hop était meilleur car il n’y avait que Dr. Dre, Scarface et Nas donc, on ne saurait nier la part de vrai dans ces paroles.

Au refrain, The Game nous fait sa meilleur imitation de Kanye West avec son fameux Huh et si on aurait aimé un couplet de ce dernier (qui ne dit que: something Like my Jesus Piece), Common fait le travail tout en ajoutant des jeux de mots religieux bien sentis. Le tout sur une instrumentale toute en piano, c’est Soulful à souhait et on peut remercier Boi-1-da, le producteur de Toronto, pour ça.

On reste dans le religieux (on y sera d’ailleurs tout au long de l’album) avec Pray, le morceau suivant.

The Game nous parle d’une jeune femme qui abuse d’alcool et de drogue(s), mais Dieu lui a envoyé un ange gardien en la personne de l’ex-rappeur G Unit qui essaye tant bien que mal de la remettre dans le droit chemin, aussi compliqué cela soit-il.

JSMN au refrain (JSMN qui ?) et J.Cole vient nous raconter l’histoire d’une autre jeune femme perdue, revenue vers lui une fois célèbre et qui a failli lui administrer un maladie lors d’un rapport. Il est choqué quand ses potes le lui apprenne et pendant que ceux ci se proposent d’aller tuer (ni plus ni moins) cette bitch, lui remercie Dieu d’être sorti couvert. L’instrumentale est mélancolique à souhait, ce qui est tout à fait approprié pour ce genre d’histoire.

On continue avec Church, où l’acolyte de Kid Cudi, King Chip fait une apparition au côté de Trey Songz, une hymne aux strip clubs contrairement à ce que pourrait faire penser le titre, Trigga demande à Dieu de le sauver de ce lieu de perdition sinon il risque de faire quelque chose qu’il pourrait regretter, tandis que Chip lance un hilarant:
 
Seen her wit a group of friends, damn she got the best butt
Then she turned around, lookin like Morris Chestnut

Elle à le plus beau fessier, mais son visage ressemble à celui de Morris Chestnut (Boyz in da Hood) !

Vient ensuite le très bien produit All That (Lady) qui sample le morceau de D’Angelo, Lady, un morceau très sympa où on retrouve ni plus ni moins que Lil Wayne, Big Sean, Fabolous et Jeremih, ça fait du beau monde et ça passe vraiment bien, on est d’autant plus surpris que nous ne sommes pas habitué à voir Lil Wayne ou Big Sean dans un tel registre et pour une fois que c’est le cas, on ne va pas s’en plaindre tellement ça coule tout seul !

On passe à un des (rares) morceaux où The Game est tout seul, Heaven’s Arms.

C’est un égotrip en règle si l’on excepte le premier couplet et on ne peut s’empêcher de remarquer que The Game cite encore Kanye West (et Kim Kardashian) avec tout un autre panel de rappeurs, si vous ne saviez pas quels artistes ont l’affection du rappeur issu de Compton, une écoute du CD devrait amplement vous suffire !

The Game mentionne également Jay-Z comme un de ses modèles pour sa musique, enterrant ainsi la hache de guerre qu’il avait déterré.

Poursuivons avec Name me King en featuring avec Pusha T, un autre égotrip où Pusha T nous parle de l’époque où celui ci vendait de la cocaïne, une habitude pour ce dernier. On ne peut qu’apprécier la production, toujours aussi Soulful.

See no Evil, le morceau suivant accueille Tank et celui que The Game lui même a qualifié de New King of West Coast, Kendrick Lamar.

The Game nous parle des rues qui l’ont vu grandir où drogue et violence ponctuent la vie de Compton. On est chanceux lorsqu’on en sort :

You lucky if you make it out of Compton, ask Andre Young

Il suffit de demander à Dr Dre

Kendrick Lamar poursuit avec un couplet technique et efficace et aide The Game à peindre le portrait à la fois beau et tragique de Compton qu’ils connaissent si bien.

On continue avec Can’t Get Right, une véritable ode au Hip Hop où The Game nous parle des rappeurs présents ou passés qui ont fait et font vivre le mouvement.

Il nous parle aussi des contradictions qui viennent avec son mode de vie tandis que le second couplet est quasiment dédié à sa relation complexe avec Dr Dre, son mentor. Si parfois il lui en a voulu de ne pas lui donner certains morceaux ou de favoriser Kendrick Lamar, il sait maintenant que sans lui, il n’y aurait ni Snoop, ni Eminem, ni 50 Cent, ni Kendrick Lamar, ni lui même et comme il le dit si bien, son album The Documentary lui a probablement évité de tourner mal, ce pour quoi il est reconnaissant envers Dr Dre.

On notera qu’au refrain K Roosevelt a des similarités avec Franck Ocean, qu’il nous pardonne.

Jamie Foxx vient appuyer The Game sur Hallelujah et quoi de mieux pour un titre de la sorte qu’un sample de gospel ? Ambiance church !

N’en déplaise à Meek Mill, The Game va à l’église en conduisant sa Rolls Royce Phantom et réfléchit sur le fait qu’il ai eu tant de chance, plutôt approprié.

L’avant dernier morceau est intitulé Freedom et on y retrouve Elijah Blake, signature Roc Nation, qui vient jouer le crooner sur une instrumentale toujours aussi agréable à écouter.

The Game remercie tout ceux qui lui ont permis d’en être là où il est aujourd’hui. En remerciant Eminem, The Game va d’ailleurs avouer que ce dernier l’a complètement surclassé sur We Ain’t issu de The Documentary:
 
toast to Eminem
Cause he, gave me the shit that I needed on Documentary
Keep it real with myself, I got murdered like John Kennedy

On a ensuite un break où Birdman vient tranquillement nous annoncer que The Game sera la nouvelle recrue YMCMB lorsque celui-ci en aura fini avec Jesus Piece, rien que ça !

Look, I know this the last one after this it's straight Cash Money, my nigga
So, it's YMCMB, wild life my nigga, let's get it poppin

On ne saurait faire plus clair !

Pour terminer l’album, The Game est en mode célébration avec ... Celebration justement.

Le premier single de Jesus Piece qui sent bon la Californie avec un "supporting cast" pour le moins efficace, Lil Wayne, Tyga, Chris Brown et Wiz Khalifa, ça en fait des disques vendus, on a aussi pu voir Ayem et Nabila (deux pseudos stars de la télé réalité de chez nous), même si c’est plus anecdotique !

Jesus Piece se termine donc ainsi, sur la célébration d’un album qui devrait réussir davantage que R.E.D. dans les charts, le précédent album de The Game.

Un album que l’on aurait pu penser un peu brouillon dû à tous les featurings mais qui est agréablement cohérent et qui prouve que The Game en a encore sous la semelle.

On peut tout de même reprocher le fait que le rappeur semble plus s’adapter aux rappeurs qu’il invite que l’inverse, même si au final cela ne change rien quant au bon rendu de l’album.

De plus, les instrumentales pleines de mélodie et de samples bien choisis nous ont conquises.

Chez Skeuds on mettrait un bon 8 sur 10 au rappeur de Compton mais une fois de plus, à vous de voir !

The Game avec Jesus Piece dans les bacs ET privilégiez l'Import pour avoir un meilleur son et l'original !!!! (Pierre C.)

 

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Commentaires

Un très on article de la part de l'équipe de Skeuds !
très bien détaillé , et qui m'a fait découvrir des détails que je n'avais pas remarqué ! The Game montre bien que malgré l'album moyen qu'était The R.E.D. Album , il peut nous sortir des petites pépites comme ça !
Je crois que à la fin d'Ali Boumaye c'est Kevin Hart qui parle , je pense avoir reconnu sa voix .
Et surtout il a su trouvé des beatmakers qui font des instrumentales adaptées a son timbre de voix !
Très bonne surprise ! J'ai vraiment bien aimé cet album !!

Toujours des articles au top depuis que je vous suis je n'ai jamais été déçu par vos articles !
Bonne continuation à toute l'équipe !
@Souzzy_france sur twitter

Écrit par : Zeggai Souleimane | 12 décembre 2012

merci pour ce tres bon article concernant le dernier album du meilleur rappeur US actuel. Can get right est pour moi LE son de cette fin d'annee.je conseille l'album a tous

Écrit par : alex | 12 décembre 2012

Merci Soulé pour ton commentaire. A très vite sur Skeuds.

Merci Alex, on est de ton avis.

Écrit par : Skeuds | 12 décembre 2012

Les commentaires sont fermés.

 
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