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04 décembre 2012

Skeuds a beaucoup aimé O.N.I.F.C. de Wiz Khalifa

C'est aujourd’hui, 4 décembre, que Wiz Khalifa sort son second album intitulé O.N.I.F.C. pour Only Nigga In First Class (version explicite) ou One Night In First Class pour la Clean version.

Wiz Khalifa - O.N.I.F.C.- skeuds.comLe moins que l’on puisse dire c’est que ce second opus du rappeur de Pittsburgh est terriblement attendu:

Depuis son premier album (en major) Rolling Papers, Wiz Khalifa a fait beaucoup de chemin, on se souvient tous de l’excellente mixtape Taylor Allerdice tout comme de la très récente Cabin Fever 2, à coup de concerts à travers les États Unis et l’Europe, de featurings sur divers projets et de DayToDay, le futur mari d’Amber Rose a su conserver ses fans les plus loyaux tout en conquérant de nouveaux adeptes de sa musique haut perché (et pour cause !).


Cependant, son premier album Rolling Papers a soulevé des interrogations de la part de ceux qui le suivaient depuis ces débuts qui reprochaient à leur rappeur préféré de tomber dans une musique beaucoup trop commerciale et aseptisée.

Wiz Khalifa est un rappeur sympathique (on peut en témoigner) et intelligent et ces critiques, il les a compris, d’où sa lettre ouverte pour tous ses Taylors en février dernier où il avoue que d’un point de vue créatif, c’était loin d’être son meilleur projet et bien qu’au niveau des ventes ce fut un succès, il comprend tout à fait qu’il ai pu décevoir et qu’il fera tout pour faire amende honorable sur cet album qui sort aujourd’hui, O.N.I.F.C..

Avant d’appuyer sur play, il faut comprendre que Wiz Khalifa est un autre homme presque deux ans après Rolling Papers, ce n’est plus un artiste émergeant, mais confirmé, de plus il s’apprête à devenir papa et a fait de son Taylor Gang un label au roster complet avec des rappeurs confirmés tel que Juicy J où de devenir avec la first lady du label, la belle Lola Monroe. Si on parle souvent du troisième album d’un artiste comme celui de la maturité, O.N.I.F.C. devrait être celui de la libération et de l’accomplissement.

Débarrassé des pressions diverses que peuvent entraîner un premier album, Wiz Khalifa peut enfin nous donner sa musique si particulière dont les maîtres mots sont : Fun, Weed, Bombay Sapphire, Weed encore (il nous l’a dit, il aime fumer tous les jours ), plus de fun et surtout pas de prises de tête.

Attachez vos ceintures, vous décollez pour One Night In First Class !

Wiz Khalifa - O.N.I.F.C.- skeuds.com

Dès l’introduction on est dedans, une instrumentale tout ce qu’il y a de plus aérienne qui nous amène directement au premier morceau aux sonorités particulièrement soignées, Paperbound.

Les premiers mots de Wiz sont peu surprenants, mais terriblement appropriés:

I got enough weed for the rest of my mothafuckin life !

Assez à fumer jusqu’à la fin de ces jours, le cadre est posé et on est parti pour trois minutes vingt huit de description de la belle vie du leader du Taylor Gang, qui assume tous ces choix (parfois controversés) comme la pochette de O.N.I.F.C. par exemple et qui le fait savoir.

On remarque plusieurs références au monde de la mode qui justifient à elles seules la dix-huitième place de Wiz Khalifa dans sa liste des cinquante rappeurs les plus fashion de tous les temps :

My nigga I keep it G and that's Gucci or that Giani

Mo' money, mo' Roberto Cavalli, bruh

On en est qu’au décollage et ça promet déjà !

Ensuite vient Bluffin’, à ne pas confondre avec The Bluff récemment leakée en featuring avec Cam’ron.

Côté musique, on a le droit a des percussions inhabituelles dans le climat d’aujourd’hui avec des tams-tams du plus bel effet.

Wiz raconte comment la jalousie est présente autour de lui depuis qu’il a beaucoup d’argent mais il a travaillé dur pour et maintenant il ne peut que profiter et vivre la belle vie, ce qui ne l’empêche pas de lâcher des petits pics à la concurrence

Ain't no way they spend how much they say cause they just bluffin'

Tout comme quelques références à son premier (second ?) amour, les plantes vertes.

Vous voyez lesquelles bien sur !!!

On poursuit avec le surprenant Let it Go. Surprenant parce que sur la première tracklist il n’y avait aucune trace du featuring d’Akon et, on doit bien l’avouer, quand on a vu qu’il y était, on a craint un titre Euro Dance auto tuné au possible, mais c’est bien loin d’être la cas.

On retrouve un Akon qu’on avait un peu oublié au refrain.

C’est l’accomplissement qui est mis à l’honneur sur cette chanson en témoigne les

I used to be the kid, but now homie I'm the man

Already changed the game once I done told you

But now I'm gonna do it another one do it again

Vient ensuite The Bluff avec une des plus grande inspiration de Wiz Khalifa, Cam’ron donc, quatrième single (Work Hard Play Hard puis It’s Nothin puis Remember You et enfin The Bluff) dont on a pu voir le clip récemment où on peut observer les deux Cameron de fourrure vêtus (ils ont le même prénom) rapper dans une laverie.

Si c’est original, ne cherchez pas trop à vous casser la tête, le refrain résume plutôt bien l’intégralité du morceau, Wiz dit:

I got so much et on veut bien le croire !

A la production c’est Big Jerm un producteur de Pittsburgh responsable de Loud de Mac Miller et de The Cruise que l’on retrouve sur Taylor Allerdice, il est bon de voir que le rappeur de Black & Yellow n’oublie pas son hometown !

En numéro six, on ne présente plus Work Hard Play Hard produit par Stargate (Black & Yellow) qui a eu le succès que l’on connaît qui a parfaitement joué son rôle de premier single et si ce n’est pas le morceau le plus intéressant de l’album, on ne rechigne pas pour autant à réécouter le work de Wiz Khalifa.

On continue avec Got Everything featuring Courtney Noelle, chanteuse signée avec le Taylor Gang dont on avait pas encore trop entendu parlé.

C’est entraînant et dynamique, Wiz rappe:

And I, swear you deserve a wedding ring, Amber Rose, si tu lis ces lignes tu auras confirmation de ce que tu sais déjà.

On poursuit avec ce qui doit être le morceau le plus intriguant de l’album Fall Asleep est hypnotique, presque inquiétant, Wiz parle peu et laisse l’instrumentale faire le travail, certains aimeront et d’autres appuieront sur suivant, dans tous les cas on ne pourra pas ne pas remarquer l’atmosphère qui se dégage de la musique.

Time vient casser le rythme avec une nouvelle ode à la réussite et on est loin de s’en plaindre, encore un morceau qui donne tous son sens à l’album, c’est frais et aérien, on ne peut qu’apprécier le voyage.

On continue avec It’s Nothin produit par Drumma Boy, un égotrip en rêgle et qui mieux que 2 Chainz pour venir appuyer le propos ?

Ce dernier nous gâte une nouvelle fois avec ces rimes pour le moins… particulières !

My hair longer than your girl

Sub-zero flow, when I spit, I see snow flurries

Sans commentaire !

L'une des collaborations les plus attendues était bien entendu Rise Above produit et en featuring avec Pharrell, Tuki Carter (un rookie Taylor Gang) mais aussi (un tout petit peu) Amber Rose.

On reconnaît de suite la patte de Skateboard P sur une instrumentale toute en décontraction et en musicalité, Wiz, en tant que bon boss, n’oublie pas de donner à ses nouvelles signatures un peu d’exposition et à raison avec Tuki Carter qui fait tout sauf tache à côtés de deux artistes confirmés. Le bémol vient cependant d’Amber Rose qui, sans animosité aucune, ne sert pas à grand chose.

Quand on parle de Wiz en tant que patron du Taylor Gang, il n’oublie pas ses Taylors avec une ode à ceux ci sur Initiation accompagné de Lola Monroe, la Taylor Gang first lady.

En clair ce morceau s’adresse à tous les fans du rappeurs et de son crew, peu importe d’où ils viennent et ce qu’ils font !

La bonne surprise vient de Lola Monroe qui s’attache à réellement rapper, n’en déplaise à Nicki Minaj.

Après un message vocal de Amber Rose plutôt personnel, on passe à Up in It, et comme l’a dit Wiz sur Twitter:

That song’s about fuckin, vous avez compris !

On ne sait pas trop si l’on doit faire le rapprochement avec le message d’Amber, tirez en les conclusions qui vous viennent.

Côté mélodie, c’est toujours aussi positif, dynamique et très agréable.

On poursuit avec No Limit, durant 9’27, Wiz va pousser la chansonnette et ça lui va plutôt bien, ce qui est remarquable avec ce morceau, c’est la transition que subit l’instrumentale pour se muer en une toute autre atmosphère, un vrai plaisir pour les oreilles !

On se laisse aller et on voit à peine passer les presque dix minutes du morceau, profitons en, c’est No Limit !

Sur The Plan, Wiz Khalifa retrouve son collègue Juicy J pour une énième fois, mais les Taylors s’y retrouveront toujours, quoi qu’il arrive !

Wiz Khalifa nous explique que tout cet argent n’était pas dans ses plans, mais que ça ne l’a pas empêché de rester le même, le plus vrai, The Realest comme il le dit.

C’est au tour de Remember You avec The Weeknd que l’on connaît depuis septembre, une atmosphère à la The Weeknd, une grosse partie de The Weeknd et un seul couplet de Wiz Khalifa, à l’image de Crew Love sur le Take Care de Drake, le chanteur de Toronto fais un peu d’ombre à son hôte et n’a même pas fait l’effort d’apparaître dans le clip qui ressemble beaucoup  à ce qu’il aurait pu produire d’ailleurs.

Pour clore le bal, on a Medicated en featuring avec les compagnons de toujours du rappeur de Pittsburgh, Juicy J (encore !!!) et Chevy Woods.

Le Wiz revient sur son parcours tout en le célébrant avec un peu de cette plante qu’il affectionne tant, avant de laisser sa place à Juicy J qui lâche un beau:

Get a whole pound smoke it by myself

Or maybe after Olympics with my homie Michael Phelps

On se souvient tous de la polémique autour du plus grand médaillé de tous les temps et de sa propre affection pour l’herbe qui fait rigoler.

Puis Chevy Woods nous parle de sa propre histoire (dont la mort de son cousin) et laisse Wiz Khalifa terminer ainsi:

Say I fucked the ones who hate it rolling up and celebrate

C’est un titre de célébration donc, et quoi de mieux pour terminer cet album.

Pour conclure, le moins que l’on puisse dire c’est que O.N.I.F.C. est un projet abouti, bien au delà du goût amer qu’a pu laisser Rolling Papers, si les puristes pourront reprocher la répétition des thèmes (fumer, faire la fête et avoir plein d’argent), Wiz Khlaifa ne triche pas, il raconte sa vie enfumée et assume complètement ces choix.

Le gros atout reste le travail plus que conséquent sur l’atmosphère musical du projet, c’est aérien, soyeux et mélodique. Wiz Khalifa laisse son style s’exprimer et ça fonctionne tout à fait, les Taylors seront ravis et d’autres viendront sans doute bientôt s’ajouter, pour ceux qui n’aimaient pas, on doute par contre que ça change avec O.N.I.F.C..

On ne prend pas de risque en prévoyant de gros chiffres pour le second album major du rappeur de Pittsburgh, qui sont, au delà de la hype l’entourant, justifiés.

Skeuds, si l'on devait se prendre pour des maîtres d'écoles, on donnerait un bon 8,5 bien mérité tant la musique est fluide et le bonhomme sympathique, à vous de nous donner votre avis.

Wiz Khalifa et O.N.I.F.C. dans les bacs aujourd’hui partout en France.

Quelque chose nous dit qu’on reparlera en bientôt sur Skeuds !!! (Pierre C.)

 

A lire également:

Skeuds est désormais consultable sur smartphone ICI

http://bit.ly/R3pLOU

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