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09 août 2012

C'est la fin des magasins de disques - Last Shop Standing - le Trailer

La crise touche tout le monde et tous les secteurs mais surtout les magasins de disques qui, petit à petit, disparaissent du paysage musical, la semaine dernière par exemple, deux stores ont définitivement baissé leur rideau à New York.

Last Shop Standing - skeuds.comEt en Grande Bretagne (comme en France d'ailleurs), la situation n'est pas meilleure; en effet, dans les années 80 il y avait 2200 magasins de disques indépendants sur le royaume britannique, en 2009 il n'était plus que 269 et les fermetures n'ont pas cessé, loin de là.

Et pourtant, pour les véritables amoureux de musique, ceux qui ne subissent pas le joug des modes, les magasins de disques sont le premier lieu à fréquenter.


Second blog de Skeuds

Mais Internet et le mp3 sont passés par là entraînant une consommation de la musique totalement dématérialisée.

Mais quoi de plus beau qu'un disque, qu'un vinyl que l'on découvre chez son disquaire, que l'on trouve après des années de recherche ?

Les britanniques sont des amoureux du vinyl et des disquaires et c'est que cherche à montrer Last Shop Standing, un film basé sur le livre du même nom qui fait un constat cinglant sur la mort des disquaires indépendants en Grande Bretagne.

Ce film dont voici le trailer, sera présenté à Brixton le 5 septembre prochain et sortira directement en DVD cinq jours plus tard.

Pour ceux qui connaissent un peu Londres et ses boutiques de disques, on y voit Sister Ray (Rock et alternatif) sur Verwick Street dans le centre de Londres, Honest Jon’s à Portobello,spécialisé en musique black, c'est l'une des étapes obligatoires pour tout vinyl lover mais aussi l'institution Rough Trade, encore du Rock.

Enjoy Last Shop Standing sur Skeuds.

 

LAST SHOP STANDING OFFICIAL TRAILER

 

Skeuds est désormais consultable sur smartphone ICI.

http://bit.ly/P6TiEU

Commentaires

Ah, nostalgie (de l'in-connu la plupart du temps...) !
Lors de la sortie des 33t, certains regrettaient déjà le 78t !!!
La restitution sonore répond à certains critères PHYSIQUES et pas subjectifs. Que le mp3 soit de la daube, c'est sûr. Mais que le vynil-E, objet d'usure incontournable* soit érigé en panacée, c'est un comble ! Si la "musique" était DIFFUSÉE simplement directement à partir des CD, plutôt qu'en mp3 ce serait déjà pas mal. Si (mais les supports actuels ne permettent pas de le restituer) on passait au standard 384kHz/24bits, il n'y aurait plus grand' monde pour parler des vyniles !!!
Pas plus que les station-service dans leur domaine, ce métier n'est un quelconque Graal; juste la représentation d'une époque. Laquelle a vécu, et est passée.
* je me suis toujours demandé POURQUOI on n'avait pas mis sur le marché un lecteur laser qui soit capable de "lire" des vyniles, ça ne semble pas très difficile. Il doit donc y avoir un vice caché...

Écrit par : pm | 09 août 2012

La machine dont tu parles pm existe bel et bien mais n'est pas au pont, tant technologiquement que commercialement.

Toutefois, tu as bien raison, l'avenir était bien là !!!

Écrit par : Marc Skeuds | 09 août 2012

Sans que la situation soit particulièrement glorieuse à Paris pour les disquaires (ils sont toujours "sur la ligne") elle est loin d'être catastrophique, les quelques qui ont tenu le choc continuent d'exister et il y a même ces dernières années des créations de disquaires!

après le disque est probablement voué à sortir des grandes enseignes style la Fnac (quoi qu'avec le vinyle , le support "musique" a repris du poil de la bête dans les rayons de cette grande surface) mais je pense qu'il existe un marché de niche pour le vinyle, et que les gens intéressés par ce support sont prêt à faire l'effort de se déplacer car cela fait parti de la démarche générale!

le vinyle est certes un support qui s'use, mais aussi un support qui "vit" et surtout c'est une autre façon d'apprécier la musique, dans laquelle le disquaire a une place de choix en tant que lieux pour discuter et passer du temps (et accessoirement acheter des disques et surtout découvrir de la musique!)

bref je sais pas s'il faut être si inquiet que ça même si la situation n'est pas "au beau fixe", elle pourrait être pire!

Écrit par : alextwist | 09 août 2012

A Paris, il ne restent que quelques dinosaures mais depuis 2005, nous avons fermé en juin, la situation n'est guère brillante.

Pire, non ?!!!

Plus de magasins sur Paris pour vendre des nouveautés (certes il n'y en a presque plus) mais aucun (ou presque) pour l'ancien de qualité avec de vrais connaisseurs derrière le comptoir.

Pire, cela va être difficile mais toutefois encore possible.

Écrit par : Marc Skeuds | 09 août 2012

PM : 90 % de la musique dématérialisée est encodée en mp3...
Assener que le mp3 c'est de la daube.... encodé en 320 kbps, je te défie de faire la différence avec l'original..

Écrit par : Trabadja | 09 août 2012

@Trabadja: vous êtes sûr d'avoir bien compris "bps". Cela signifie 320 kilo bit (ou variante baud) par seconde. ce qui est la vitesse de transmission. Pas celle de l'encodage.
Pour l'encodage, le standard visé actuellement est un découpage à 384 khz codé sur 24bit. Ce qui induit des masses de stockage totalement inaccessibles aux diffusions actuelles (hormis la fibre). Il y a juste un hic à propos de ce standard, c'est qu'il est plus que confidentiel... Mais cela viendra. Et la transmission se fera BIT à BIT ! Le problème des mp3, ce n'est pas tant la source, mais le fait des algorithmes de compression/décompression. Et que ce soit du mp3, du flac, du..., oui, cela s'entend.
J'ai une très mauvaise oreille, et moi aussi je doutais lorsqu'on me disait que d'aucuns pouvaient discriminer. Hé bien, ils avaient raison ! Même moi, je le peux.
Pour en revenir au support, mes derniers achats (l'unité de compte de ma CDthèque est la centaine; dont certains acquis en '82, je vous laisse imaginer le prix...)) sont en Blu-Ray ou Blu-Ray audio. Y'a pas photo !
Ce n'est donc pas le CODAGE en soi qui est problématique, c'est le choix de son support de restitution.

Écrit par : pm | 09 août 2012

Quand ces gars te rachetaient tes disques pour 2f, et le revendaient 30-40f, ils te regardaient droit dans les yeux en te disant, que "C'est comme ça. Tu es pas content, va voir ailleurs."

C'est du bussiness. Désolé, les gars.

Écrit par : Cool8D | 09 août 2012

bonjour,
réponse à Trabadja

oui au 320kb, bien sûr.
et j'irai meme plus loin en disant que si on a un ordi avec une bonne carte son, et un casque correct, ou si vous êtes l'heureux proprio d'un lecteur mp3 cowon ou iriver, comme j'ai, nous ne pourrez pas regretter ni le vinyl, ni le cd. Car pour apprécier la qualité de ces supports, il faut investir énormément, en lecteur, en ampli, pré amp, et en cable... en mp3: une bonne carte et un bon casque et c'est la fête du sillon!!
le mp3, c'est l'ouverture au bon son comme avant ce peut pouvait etre accessible qu'aux passionnés qui ne cessent de pleurer leur vinyl ou leur cd , car ils sont les moyens de ce chagrin.
le mp3, c'est une vraie démocratisation.. du moins pour peu que l'on porte la musique au registre des indices sociétaux de la démocratie... sic...

Écrit par : verchy | 09 août 2012

@Marc

pour l'occasion pour ma part j'adore "Plus de Bruits" à Pigalle, très orienté rock mais super choix (et prix très raisonnables), et sinon les disquaires des Puces de St Ouen (et en particulier le stand de Richard pour les trucs 60s et Copa Music pour trouver des disques de folk-rock, soft-rock ou country-rock américain)

après tout dépend de ce que l'on cherche bien sûr, mais pour avoir eu l'occasion de comparer nos disquaires avec d'autres villes (Stockholm, Bruxelles, Barcelone, Londres, Rome) je trouve la situation pas si mauvaise:

- en neuf on trouve la même chose à Paris qu'à Londres et le choix est plus pointu que dans les autres villes
seul avantage de Londres sur le neuf: les disques anglais très mal distribués en dehors de leurs frontières
avantage de Paris: prix moins élevés que Londres (en gros un LP à 17€ sera à 17£ là bas)

- en occasion je trouve les 4 villes assez kif-kif, disons que j'adore Londres à cause de la chaine "Record Exchange" avec ses milliers de LPs à un 1£ ou 50p mais sinon en dehors de cet aspect c'est à peu près pareil voir légèrement mieux à Paris.

on parle de Sister Ray dans l'article, hé bien j'envie pas du tout ce disquaire, je trouve que ceux de Paris bien mieux!
à la limite j'envie Rough Trade pour le coté "supermarché de l'indie" où tu trouves tout, et les Records and tapes exchange pour leur coté pas cher et plein de classiques!

sinon, il y a de chouettes disquaires dans toutes ses villes et je manque pas d'en faire deux ou trois quand j'y vais héhé

mon adresse préférée à Paris pour le neuf a moins de trois ans, ma seconde adresse favorite n'a qu'une dizaine d'années, donc je me dis qu'il y a de l'espoir :)

Écrit par : alextwist | 09 août 2012

@verchy Le mp3 as tué la musique, ne l'a pas démocratisé. Tout le monde écoute peu ou prou la même chose malgré le choix.

Avant, le simple fait de devoir acheter ses disques donnait un pouvoir minimum de décision et d'écoute.

Et entre un mp3 même à 320kbps et un bon vinyl sur une bonne chaîne, il n'y a pas photo.

A la rigueur le FLAC même si c'est un format numérique donc peu dynamique et métallique.

@alextwist, Les Exchange de Nothing Hill Gate sont bien pour l'occasion mais Reckless qui n'existe plus était tout de même au Top.

Sister Ray en Rock, c'est un must comme Honest ou Soul Brothers pour la musique noire.

A Paris, c'est la mort lente, Copa n'étant plus ce qu'il a été dans les années 80 avec sa seconde boutique. Reste Oldies qui s'est installé non loin du Bd Sebasto.

Croco non plus n'est que l'ombre de lui même ... misère !!!!

Écrit par : Marc Skeuds | 09 août 2012

@Mark Skeuds. Les qualités attribuées au vynile trouvent leur origine dans le fait que la transmission du signal se fasse de manière continue et non discrète. (L'objet du décodage des CD étant de reconstruire un signal discret en continu, le concept mp3 rajoutant une couche de traitement informatique).Néanmoins, la plupart du temps, le signal vynile n'est pas neutre (correction "RIAA" ?). En faire la référence absolue issue d'un Revox ou un Nakimichi est donc discutable en soi.
Le découpage (quoi qu'il puisse paraître aberrant), s'il est poussé aux limites (fréquence suffisante pour prendre l'oreille de vitesse; et échantillonage élevé, gage de dynamique) devrait s'imposer. D'autant plus que (je l'ai découvert il y a peu) l'oreille humaine "travaille" en discret et pas en continu !
Personnellement, (bien avant IBM) j'avais pensé que le métier de disquaire évoluerait vers un artisanat: des installations ayant accès (fibre obligatoire) aux serveurs des propriétaires des sources; constitution d'une "playlist" conforme au choix du client; puis "gravage" d'un CD (flux SANS compression) et vente de celui ci.
Il semble qu'on soit parti vers une autre direction, en raison de l'apparition des ces protocoles de compression (qui n'ont pas d'autre objet que d'optimiser l'utilisation de la bande passante).
Mais je pense que le marché, in fine, reviendra à la qualité; ça prendra du temps, mais l'espoir fait vivre...

Écrit par : pm | 09 août 2012

@pm C'est en partie vrai mais c'est surtout la lecture du support qui fait toute la différence.
J'apprécie et admire ton optimiste concernant la qualité qui ne cesse de se déliter depuis plus de dix années.
:)

Écrit par : Marc Skeuds | 09 août 2012

@Marc
en dehors du fait que je trouve Sister Ray très moyen (je suis reparti qu'avec trois disques, ce qui est très peu pour moi quand je vais une fois dans un disquaire! en comparaison j'ai du trouver une cinquantaine de disques dans les records exchange) je suis assez ok avec ton analyse sur le mp3

le mp3 au lieu d'inciter à la diversité avec une accessibilité sans limite a paradoxalement encouragé les gens à être moins curieux
je pense que le disquaire a réel rôle de "conseil" qui n'est pas du tout pour le moment assuré au niveau du virtuel, car rien ne vaut un mec qui connaît tes goûts et te comprend!

Écrit par : alextwist | 09 août 2012

@alextwist Je n'ai jamais rien acheté à Sister Ray ce qui est normal puisque j'étais seulement intéressé par la musique Black mais j'y allais chaque semaine.

Bien sur, chez mes potes de Reckless à Berwick ou à Angel, c"était la fête, il n'était pas rare que je reparte avec une centaine de skeuds.

Pour moi et mes boutiques. Les Exchange que je fréquente depuis 1983 (déjà !!) m'ont apporté également beaucoup de bonnes surprises, voire de très bonnes.

Les très anciens se souviennent sûrement de Bluebird, de Sounds à Soho et de City Sounds à New Oxford Street ... les belles années 80 !!!!!

Écrit par : Marc Skeuds | 09 août 2012

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