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29 octobre 2008

Funk, R&B, Soul, Hip Hop et Rap: Musiques de banlieues, musiques d'arabes ? (Débat)

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Alors qu'en est-il vraiment du public des musiques black urbaines ?
 
Déjà victimes du racisme, les beurs et les blacks n'ont, d'après la légende, le droit d'écouter que du rap, du funk ou du r&b.
Et si l'on retourne le problème, les musiques urbaines ne sont que des musiques pour banlieues désoeuvrées et livrées à elles mêmes. Des musiques pour arabes et noirs qui seraient incapables d'écouter autre chose ?

Nous essayons donc de lancer le débat, et voici donc la première partie de notre histoire des musiques blacks urbaines en France et de notre analyse sur la diversité communautaire ... tout du moins de la vision que l'on veut bien nous en donner.

 

 

Au début, le désert ...

 

Get Up, Get Down. Depuis l'arrivée de ces musiques noires en France, les minorités raciales, les beurs et les blacks en particulier, s'en sont emparés.

Mais tout ceci n'est qu'une partie de l'iceberg. Un iceberg de préjugés qui ont la peau dure.

C'est vrai que la Soul avec pour leader James Brown a fait swinguer bon nombre de cités, que le Funk, venu quelques années plus tard, a fait rêver et alimenté des centaines de soirées dans des boites comme le Pass' (Pacific), le Midnight Express, le Moretti ... mais également des boites comme Le Palace, le Rex Club ... dans lesquels les banlieusards n'avaient pas droit de cité.

Que Positive Force, Delegation et Barry White chantaient des hymnes qui devenaient nationaux dans les "tiers-quar", des hymnes que personne n'a osé siffler.

Il n'était pas besoin d'habiter en cité ou en banlieue pour les aimer. Pour les écouter, oui, enfin peut-être. Quoi que !!!! C'est sur, le téléphone arabe fonctionnait bien mieux dans nos quartiers qu'ailleurs. Entre le foot et le baby. Il était quasi-indispensable pour faire passer le message. L'entassement a parfois du bon.

Et à l'époque, il n'y avait pas beaucoup de médias pour diffuser et donc faire entendre ces musiques venues d'ailleurs.

RTL et Europe No1 étaient hégémoniques sur les ondes et il ne fallait pas compter sur la première chaîne, Antenne 2 ou FR3 pour voir le moindre noir nous chanter Ramona à la télé si ce n'est La Compagnie Créole et encore si l'on avait été sage. Servie par la mère Danielle Gilbert, ces noirs là ne ressemblaient pas vraiment à ceux des pochettes de disques américains. Encore un postulat qui tombe. Tous les noirs ne se ressemblent pas. Il y en a de plusieurs sortes. Mazette !!!

On croit rêver.

De plus, quand on voyait un black, on essayait de nous faire croire qu'il était le seul, l'unique. Mais ce complexe est toujours rémanent dans notre beau pays. C'est une tradition bien française.

Souvenez vous: Boney M fut quasiment l'unique groupe Disco visible en France même si l'on a eu droit à la pause Ottawan lancée par Bellolo et Morali (encore!). Qui eux, reconnaissons le, ne sont pas noirs.

C'est François Mitterand et ses radios libres qui lancera le Funk en France. Sans le savoir, d'ailleurs. Si il l'avait su, il l'aurait certainement mis sous écoute ... mais avec le nombre important, à l'époque, de sorties hebdomadaires, il lui aurait fallu beaucoup beaucoup d'oreilles ... plus en tout cas que pour écouter Jean Edern ou Carole Bouquet. Mais revenons à nos artistes, aux vrais, à ceux qui nous préoccupent.

 

RTL, Bernard Shu et Sugarhill Gang

 

Avant cela, le premier qui nous amena sur un plateau d'argent du Funk à la radio, à la fin des années 70, fut Bernard Shu (RIP). Ce DJ/animateur, animait le Hit des Clubs, le samedi soir sur RTL, pardon, sur WRTL. On voit immédiatement la culture US dans cette appellation radiophonique.

Ce monsieur qui habitait sur une péniche sur les quais de la Seine, a été le premier a programmer Rappers Delight de Sugarhill Gang en Europe - un mardi soir à 23h. Excusez du peu et ce quelques jours seulement après WBLS à New-York. Bravo et merci encore Arshu !!! Respect.

Ce type a élagué pour les radios libres un terrain miné de chanson française (légitime et de bien meilleure qualité que l'actuelle, ce qui n'est pas un exploit) et de faux chanteurs lancés sur la vague Disco par des producteurs sourds mais pas aveugles, enfin pas insensibles aux belles couleurs des Pascals (un Pascal, des Pascaux ???) de l'époque (billets de 500 francs soit 80 euros environ).

Bref, il aura tout donné ou presque et il faut se souvenir qu'à l'époque, point de lecteur mp3, pas de walkman, peu de possibilités d'enregistrer quoique cela soit, à moins de s'appeler bien sur Mitterrand ou de disposer d'une chaine hi-fi avec enregistreur de K7 mais c'était plus cher. C'est dire si l'on attendait ce rendez-vous quotidien et hebdomadaire avec impatience. Comme de juste, après les résultats de la dernière journée de foot sur la même antenne.

Mais rendons à Mitterand ce qui appartient à Tonton, c'est à dire la création des radios libres qui libéra beaucoup de talents et qui continue de le faire.

Le Funk et la musique noire importée des Etats-Unis ou d'Angleterre est enfin à portée de radio, à portée d'oreilles. De toutes les oreilles. d'où qu'elles viennent, d'où qu'elles écoutent.

L'Etat lui-même donnera l'exemple en créant une radio libre pour jeunes, Radio 7, dans les locaux de Radio France (au premier étage à gauche par l'escalier, à droite c'était comme de coutume, les toilettes).

Et pendant ce temps, les jeunes, français, arabes et africains jouent au foot, se font refouler des boites de nuit ou passent des examens - pas seulement à l'hôpital. Une jeunesse normale qui passe son temps comme elle le peut. Une jeunesse qui écoute bien sur de la musique. Le plus souvent à la radio. Pas le choix. Pas encore.

 

Radio 7, Sidney, Carbone 14 et les radios libres

 

Radio 7 nous donnera l'une des émissions de radio les + mythiques de Funk en ce début des années 80.

Issus de Radio France, deux animateurs de talent, Smith et Wessun, nous offriront un véritable récital de Funk avec Destination Planète 7, pendant plusieurs années. Ils reprendront le concept utilisé par Bernard Shu, un petit animateur robot, et une programmation de OUF. Mais à l'époque, c'était hyper facile. Tout était bon !!!! Mais leur sélection n'en était que plus excellente.

Radio 7 a également eu la chance d'avoir Sidney. Enfin !! Et de la radio, la télé n'était pas trop loin.

 

H I P, H O P !!!!

 

Alors ça vous revient. Un black avec une casquette (à l'époque ce n'était pas courant) qui débarque d'un avion à Roissy et qui nous parle de musiques venues d'ailleurs. De musiques faites par d'autres blacks. Si si, c'est possible, les noirs savent aussi chanter.

Alors, Sidney ? Un noir à la télé !!!! Oui, un noir, enfin pas trop, un peu, un noir à la Obama en moins politique et en tout aussi démocrate.et politiquement correct. Mais avant tout et surtout un fou de Funk, un musicien de talent, membre du génial groupe Black White & Co. Un type qui sait de quoi il cause. Même si il est noir ... bah voyons, c'est possible cela ?

Et quel animateur. Un modèle, vraiment !!! Bien meilleur que le DJ qui sévit désormais dans certaines soirées R&B parisiennes.

Un tribun entertainer qui rendit coup pour coup à un ancien marin breton qui grimpait dangereusement dans les sondages. Œil pour œil, dent pour dent, mais Sidney, lui, a encore les siens. Dommage pour l'autre. La musique est plus forte que l'avanie, encore plus quand elle est bonne et distillée comme cela.

A côté de cela, il y eut Phil Barney (et oui, l'ex ancien chanteur), qui a commencé sa carrière comme vendeur dans un magasin de skeuds à Montparnasse, le Mini Club de Nuit ouvert par le créateur de Champs Disques, Alain Markezy. Un talent de fou qui fit les bonheurs de Carbone 14, la radio qui révéla Jean Yves Lafesse. Une radio que les sbires de Mitterand ont tenté à maintes reprises de fermer avec l'appui des CRS commandités par Michelle Cotta. Oui, la même Michele Cotta reconvertie en confidente des people/politiques. Mais encore une fois la musique fut plus forte que le pouvoir qui avait permis son existence. Ubuesque.

 

Phil animait sur Carbone une émission de Funk en plein après-midi. Une émission qui fit louper les cours à un nombre incalculable de collégiens et de lycéens. J'en fut, je le revendique. Pardon maman.

On se souvient encore de ses mélopées et de ses envolées lyriques sur Too Hot de Pure Energy.

Un truc de fou !!! Un truc de psychopathe, bien avant le 113. un feuj d'Algérie on da mic, du jamais vu, enfin pas comme cela.

 

Le Manhattan Show, Sidney et Sex Maxhine ... et Dee Nasty

 

Et qui pourrait oublier le Manhattan Show ? Pas moi en tous cas. Et encore moins vous, puisque sur Skeuds, nous avons ressorti cette émission des placards. Et ça marche !!! A l'époque, plusieurs centaines de milliers d'auditeurs en Ile de France écoutaient cette émission, d'abord sur Mercure 104 FM puis sur Canal 89. Merci Jean Michel, Fabrice et Deborah.

Ce début des années 80 marque une France dominée par le socialisme revanchard, les bons sentiments à pas cher, par une gauche caviar qui ouvre et ferme des placards. Et enfin et surtout par une reconnaissance des enfants des éboueurs-garagistes-maçons de nos rues, de nos villes, de nos quartiers. Il était temps.

Les beurs et les blacks font la fête sur ces musiques urbaines. Ils dansent, chantent sur le Funk de Slave, Kool & The Gang ou Alicia Myers. Ils commencent à trouver leurs marques dans la société française. Montrent un visage que l'on ne voulait pas regarder. Pas voir.

Le milieu des années 80, marque l'arrivée en masse du Rap et du Break, suivis de près par l'Electro. Les beurs restent avec Barry White, moins bon danseurs que les blacks, qui eux se retrouvent à la Défense ou à Stalingrad avec l'ami Dee Nasty, le Dj des pauvres, le Dj de Belleville. Le premier Dj médiatique en France. Un cœur en or.

Un blanc, un français, un comble !!!! Que vient faire ce toubab dans cette mélasse ?

Tandis que TF1 fait le choix Sidney, Antenne 2 choisit un scénariste de BD et un amoureux de musique (plutôt blanche) pour animer la première émission de Funk à télé: Sex Machine. Ce sont Jean Pierre Dionnet et Phlippe Manoeuvre accompagnés de la pulpeuse et regrettée Pauline Laffont.

Quelle émission !!!

Un florilège des meilleurs clips de l'époque présenté(s) sur un scénario signé Dionnet. Du jamais vu.

Le Funk rentre en force à le télé, et avec la télé dans les foyers mais sans trop bousculer les clichés. Les tabous sont tenaces.

Mais revenons à Dee Nesty, mon ami Daniel.

Ce Dj de légende s'émancipa sur Radio 7, puis fit les beaux jours de Nova avant de se faire virer par quelqu'un à qui il avait fait une fleur. Et pourtant, je l'avais prévenu.

 

NTM, Yop Yop ... avec Teddy Riley

 

C'était le belle époque des débuts d'un groupe composé par deux dyonisiens du nom de NTM, de Lionel D, le vigile de supermarché apprenti rappeur ...

Le rap français était né et d'entrée les meilleurs ont profité de cette naissance pour faire carrière. Et à en croire le nombre de spectateurs présents à leurs derniers concerts, ils le méritaient amplement. Et dire que j'ai été au patronage avec Didier. Marrant. Et oui, moi aussi, je suis de Saint-Denis.

Quand je lui ai raconté cela, il y a six ans environ devant Sony Music à Wagram, ça l'a bigrement fait marrer. Spank aussi d'ailleurs.

Mais le rap français n'a pas empêché le Funk de perdurer dans les oreilles de nos banlieusards. Et des autres.

La faute aux radios libres, qui plus libres que jamais, malgré le retour d'une droite sursitaire aux affaires (qui causera la fin de Radio 7), s'en donnent à cœur joie et utilisent au mieux le large catalogue de cette vaste musique. Elles font passer le message, partout et pas uniquement dans le Nord, car les ondes radios comme celles de Tchernobill, ne s'arrêtent pas aux frontières, ni des banlieues, ni des pays.

Mais le son change. Les noirs américains veulent plaire au public blanc. Ils mettent des guitares électriques dans leurs chansons.

Alors, les beurs, les noirs et les autres font de la résistance et nomment Oliver Cheatam, ministre du Funk et Barry White, ministre du patrimoine International. Aucune soirée digne de ce nom ne peut se passer de Get Down Saturday Night.

L'intelligence de ces amoureux de musique a été de perpétuer ce mythe du Funk et de la Soul et de le transmettre aux petits frères, aux petites sœurs. On appelle cela la tradition orale.

On ne peut oublier comme cela les Whispers, Shalamar, Khemistry, Yvette Cason ... non, on ne les oubliera pas comme cela. On ne les a pas oubliés.

Puis arrive, à la fin des années 80, une nouvelle composante dans le paysage musical noir américain. La New Jack.

Pour ma part, je l'ai découverte dans un magasin Tower Records proche de Colombus Circle (on revient au Funk) à New York avec le premier album de Guy. Encore trois noirs me direz-vous. Oui et alors; à New-York, c'est plutôt moi l'étranger. Non ? Tout est relatif sauf en France.

Cette New-Jack est un croisement habile de Rap et de Funk/R&B.

A l'initiative de ce nouveau courant musical on trouve un jeune homme de talent du nom de Teddy Riley. En France, les noirs adhèrent immédiatement, les beurs un peu moins, les autres, bah il n'y a pas de statistiques officielles fournies par l'INSEE. Et quand bien même, elles seraient discutables.

Mais Make That Move, Let The Music Play ne s'oublient pas décidément pas comme cela ... et les radios jouent bien plus de Funk que de New Jack, malgré l'actualité débordante de cette nouvelle musique.

Le Rap lui, continue de faire des adeptes, cette mixité des genres musicaux renforce la mixité des cultures, la mixité des courants de pensée.

Le Rap se radicalise, devient plus agressif, plus revendicatif, vindicatif, plus pro-black aussi. Les revendications ne sont pas uniquement française et nationales.

Les anciens ne s'y reconnaissent pas trop. Leurs Dieux sont toujours Barry White, Joe Tex, Leon Sylvers ... pas Flavor Flav ni Roxanne même Shante .

RLP, lui, a quitté Radio 7 pour rejoindre Skyrock et jouer les sons électroniques de Chicago mais la résistance s'organise. Sans lui. RIP RLP.

 

La suite, est ICI ...

Alors, qu'en pensez-vous ? Vous avez peut-être des anecdotes à nous narrer, des histoires de l'époque.

Et que pensez vous des ces raccourcis littéraires qui mettent les beurs, les noirs, les banlieusards, dans le même panier de linge sale ??

Tous des voleurs, tous des feignants, tous des incapables, tous des sans avenir ... et tous des p'tits gars qui pendant leurs nombreux loisirs, quand ils ne dépouillent pas une petite vieille, écoutent du funk, du rap et du r&b. Interdit pour eux d'écouter de la musique classique, du rock, ou rien du tout.

Et inversement, le rap, le hip hop, le funk, le r&b ne peuvent-être écoutés que par des noirs, des arabes ... si possible habitant en banlieue.

Bref, donnez nous votre conception de la mixité sociale et raciale. Sans tabou, ni retenue mais avec courtoisie et politessse.

Évitez les "ta mère elle s*ce des ours et ton père c'est John Mc Cain", on ne les laissera pas passer. N'alimentez pas la lie dont se servent nos amis anciens marins qui viennent de vendre leur paquebot.

 
Merci de participer, ceux qui le feront (en disant autre chose que "coucou", ou "oui") recevrons le lien pour télécharger notre émission LE MAINSTREET SHOW SPECIALE 30 ANS DE MUSIQUES URBAINES, D'UNE DUREE DE TROIS HEURES
 
Merci de d'indiquer votre adresse email exacte lors de votre post.
 
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Commentaires

SALUt,super sujet sur l histoire de la musique a travers les banlieues. TRES INTERRESSANT CAR CE SONT DES HISTOIRES QUE BEAUCOUP IGNORENT. THANNNNNKS GET UPPP.

Écrit par : DEFOUE | 29 octobre 2008

'SSup all y'all ?!

Bravo pour l'article. Très enrichissant.
Je suis arrivé en france en 84, à Saint-Denis par dessus l'marché, j'avais 5 ans. J'ai pris le train en marche à la station Nova.

En c'qui concerne le raccourci beurs black funk :
de c'que j'ai vu dans ma jeunesse, ce n'est pas tellement une question de couleur, mais plutôt de pauvreté. J'suis né au Chili, et malgré une culture andine, j'suis allé directement au rap.
En effet, la musique urbaine, c'est la musique faite par ceux dont les parents ne peuvent payer 15 ans de conservatoire.
C'est la musique des autodidactes, des mecs qui en ont dans l'coeur. L'intérêt, c'est danser sur un son lourd, draguer sur un son smooth. Pimenter la vie avec rythme, et pas chercher l'extase intellectuelle d'une harmonie ultracomplexe.
On veut qu'ça bouge, et les rap/rn'b/soul réussissent mieux dans ce domaine que France Gall.

One Love.

Écrit par : Rucky Cat | 30 octobre 2008

il y a pas de débat a faire, va choisir un autre sujet !!!!

Écrit par : photo | 30 octobre 2008

Sujet plutôt bien traité..avec de bonnes info dont je savais rien.
Sinon jsuis blanc, jfais du graff et j'écoute du rap, du funk, je pense faire partie de la culture hip hop, jviens d'un quartier populaire et j'ai fais des études..ceux qui "ghettoise" c'est pour mieux pouvoir les classer dans des genres afin de faire passer des idées recues, souvent transmises après par les grands média:::diviser pour mieux régner jcrois qui disait non?
c'est pas paske tu passe tout ton dimanche a fumer des joints, a graffer des murs, écoutant ton poste a fond que t'es un lascar toute la semaine et que t'es un bon a rien
les gens appréhende cette culture paskils ne la connaissent pas
d'un autre coté, pour moi le hip hop est mort, que se soit aux states ou en france, ya tres tres peu de bonnes choses qui sortent dans les bacs..toute la merde qui sort en pâti sur les gosses dans les collèges et lycée, qui sont dans le gangster bling bling biatch style et tout le reste..bref rien a voir avec le message du début basé sur des valeurs bien plus censées, que je ne vais pas reprendre ici
bref le hip hop, comme beaucoup de mouvement, excepté le reggae, s'est fait mangé mâché et recraché par le système...FAYA BURN BABYLON !

Écrit par : jahbsynta | 30 octobre 2008

PEACE, UNITY, LOVE and HAVING FUN !!!

La base du hiphop! aujourd'hui elle est loin derrière nous cette doctrine. le rap français est en perdition (pas moins que le rap us mais comme on comprend la moitié des paroles, ca passe encore...).
Le hiphop est un art de vivre, l'art de penser et d'exister pour les pauvres et les désabusés qu'ils soient noirs, rebeus ou blancs, la couleur n'a rien à voir avec tout ça et l'endroit géographique (banlieue ou pas) n'est pas une raison valable pour aimer ou écouter cette musique. Ce qui compte, c'est, comme toutes les musiques en général, ce qu'elle nous fait ressentir intérieurement, les sensations qu'elle peut nous apporter (bref des sentiments que tous les êtres humains peuvent éprouver qu'ils soient noirs, jaunes verts ou bleus).
Les bourgeois peuvent faire du rap, les paysans peuvent faire du rap et les blancs-bec
comme moi peuvent faire du rap, le tout c'est de le vivre à fond et non de le subir (comme ce que nous fait subir skyrock depuis quelques années). Cette radio frise le ridicule chaque jour qui passe mais se revendique encore comme étant la première radio rap en france. On se prend alors a regretter radio 7 qui avec cent fois moins de moyens que sky faisait bouger les bouls de tout le monde.

Fuck Skyrock! et comme le disait Red Alert : We do what we love, we love what we do : HIPHOP !

Écrit par : DjStyf | 30 octobre 2008

Continuez à nous donner votre avis, les liens sont partis ... enfin presque ... faites tourner ...

Écrit par : skeuds | 30 octobre 2008

Voici, j'ai lu les commentaires et à part le gars qui pense qu'il n'y a pas de débat, cela confirme bien ce que nous pensons.

En ce qui concerne Skyrock, ancienne radio rock puis électronique et enfin pseudo rap, elle a eu le mérite de jeter un pavé dans la mare. Cela étant, les objectifs du groupe qui est derrière Sky, sont financiers, pas franchement musicaux.

Pour ce qui touche au Hip Hop actuel, nos ponts de vue divergent quelque peu. Il y a encore de très très bonnes choses MAIS et c'est là que nous nous rejoignons, il n' y a plus la vibe d'autrefois. Normal, les samples sont très très chers. Il manque également de talents à l'écriture souvent au refrain. Et pourtant les talents sont là mais écrasés par des 50 Cent, même sur le déclin médiatique, Kanye West et autres Common.

Il est difficile d'entendre du Braille, du Nicolay, du AZ voire du Guru sans aller chercher bien loin.

Pour Rucky Cat, oui il me semble que ces musiques étaient avant les parents pauvres de la musique et donc pour les pauvres. Mais alors ? Pourquoi maintenant que les plus médiatiques de ces artistes urbains sont multi-millardaires, les raccourcis du genre rap=noirs persistent et signent.

Il faut changer les mentalités ...

Merci de vos contributions et faites tourner. Demain, la suite de cet article qui compte, je crois quatre parties ....

Merci encore.

Écrit par : skeuds | 30 octobre 2008

Le rap me rappe. Voir ces guignols qui crachent n'importe quoi. Très souvent, il ne connaissent que peu le Français. Et d'ailleurs ils n'ont à voire avec notre civilisation.
Qu'ils aillent brailler ailleurs d'autant que ce qu'ils appellent ne vaut pas un pet de chien.
Et je n'ai que faire de leurs problèmes qu'ils n'ont d'ailleurs si nce n'est dans la tête.

Écrit par : riant | 25 novembre 2008

En tous cas, cela vaut mieux que vos propos qui puent le racisme et le sectarisme.

Au plaisir de ne plus vous voir ici ...

Écrit par : skeuds | 25 novembre 2008

Bonsoir

je suis une ancienne du Pass et ton reportage m'a énormément plus

a bientôt

dalila

Écrit par : dalila | 04 décembre 2008

Dalila ... ma première copine se nommait ainsi .... et si cela se trouve on s'est croisé là bas ... ah souvenirs ...
Si tu peux faire tourner l'adresse du blog, ce serait cool.

Ciao Dalil'

Écrit par : skeuds | 04 décembre 2008

Respect, Amour et Paix (= RAP) : Le chant est un très bon médium pour véhiculer des idées. Exemple : Le déserteur de Boris Vian, Master of war de Bob Dylan , Imagine de John Lennon. Aussi, je pense qu’il y a un message PREMIER universel , c’est le Respect des Droits de l’Homme, de la Femme et des Enfants à propager sur tous les continents . Pourquoi pas grâce au RAP ?

Écrit par : Freeforever | 07 décembre 2008

Et oui, car contrairement à ce que l'on peut dire, ces musiques ne sont pas vecteurs de haine mais d'Amour ....

Écrit par : skeuds | 08 décembre 2008

je suis un ecrivain je vais avoir les e-mails des musiciens americains hip hop
pour leur envoyer les chasons

Écrit par : guylain nzsai | 16 décembre 2008

Très intéressant article :)!
Le contenu reste bien sûr assez superficiel (une histoire de la musique black, ou juste du rap prendrait ... Beaucoup de place!) mais le ton est amusant, j'aime bien comment c'est écrit!
Le genre d'articles à faire lire à ceux qui n'ont pas cette culture musicale, à ceux qui ont, justement, des stéréotypes étonnant face au hip hop, à la funk, à la soul, etc...
Bien que ce soit surtout le hip hop qui en souffre de nos jours. Déjà, qui sait que c'est une culture et pas qu'une musique? Que le MCing ne représente qu'un cinquième de celle-ci?
Ma famille, mes amis, ont une très mauvaise image de cette belle culture. Ils ne comprennent même pas que je m'y intéresse! Un comble.
Good music is the universal language, non?

En tout cas, longue vie à toutes ces musiques, à cette culture.

Petite parenthèse par rapport au RNB, qui est assimilé à énormément de "crotte" qui tourne... C'est bien triste! Mais que faire? Proclamer un vrai RNB? Idem pour le rap, un VRAI rap?
C'est impossible. Et l'image qu'aura le grand public de ces musiques sera bien celui donné par les maisons de disques, et les médias...
Dommage.

Autre chose, j'essaie toujours de grapiller des informations sur le hip hop, ainsi que les autres "musiques black". Un réflexe logique est d'aller sur wikipedia... Il semble que des gens en savent pas mal, sur ce site, donc si les articles de wiki pouvaient être encore plus étoffés... Enfin je dis ca je dis rien :)

Bref, merci pour ce site et cet article! =)

Écrit par : cyclone | 06 janvier 2009

PS : Désolé je viens seulement de lire les commentaires, du coup je ne peux que réagir dans un deuxieme post!

Quelque chose me dérange dans les réactions, et même en général.
Le hip hop, pour tous, qu'ils soient noirs blancs jaunes, a pois verts, etc etc.
Mais c'est souvent quand même ramené aux "pauvres".
J'aime pas trop ce raccourcis. Même si bon, il n'est probablement pas fait exprès.

Même si selon les légendes, le rap est né dans la rue...
'Fin l'assimilation aux pauvres est trop réductrices!
C'est pas la musique du pauvre!
C'est universel, quelle que soit la couleur, mais aussi quelle que soit la richesse, la provenance sociale, etc etc!
(Bon certes, faire écouter du rap sera plus dur à certaines personnes qu'à d'autres... Mais bon!)

Écrit par : cyclone | 06 janvier 2009

salut a tous je decouvre votre site suite a une recherche de traces d'une emission qui avait lieu a bxl. l'emission s'appellait "manhattan" animée par un certain eric moral(maurane) et specialisée en funk disco new-jack le dimanche nuit... peut etre que quelqu'unaurait des info pour moi car les ex animateurs aurait crée un site relatant cette epoque merveilleuse l'emission a pris fin en 1993 sur top fm 100 pourriez vous m'aider merci d'avance j'ai vu des info sur un site qu'ils auraient crée en souvenir de cette epoque d'animation radio,ce site s'appel jetfm.be et j'ai egalement vu des info sur ces animateurs sur tuner.be (forum des nostalgique) jetez un coup d'oeil vous verrez,,mais en tt cas je peux vous dire qu'ils etait tres compétent,,une vrai qualité en choix musiquaux merci a plus,,et pour la demo des 3h de musique offerte dans votre site je suis preneur et meme pour d'autre son merci beaucoup aplus tard et si j'arrive a retrouver leurs archive sur le net je vous ferai signe a plus.......

Écrit par : jamal | 04 août 2009

aiiie j'ai oublié mon mail jamal.job@hotmail.com

Écrit par : jamal | 04 août 2009

THE-RAP-IS-WORK-SONG-qui etait chante dpuis l'afrique,jusqu'au sud de l'amerique de la traitres-negrieres que nos pairs pratiquais dans les chants de cotton et appeler a cappella terme plus courant teuster,ou echange-appel que l'ont retrouvent dans toutes la caraibes dans le grow-ka,bel-air-music-kongo en haiti,comdonble au brezil et en afrique le griot,the-street hollers ont des messages code,les bleues-man leadbelly big-bill-broonzy JB LENOIR LE PERE DU BLEUES MODERNE...LES RAPEURS sont des messagers.!!!

Écrit par : boniface zebo coresspt de press | 04 août 2009

TOUJOURS-AU-SUJET-DE-LA-MUSIC dans la caraibes,a la fin de la revolution haitienne en haiti,les planteurs sont partient avec des esclaves vers CUBA-au sud de cuba et,la,nait le son,qui ferat emmerger le guaranco etc le genie musical de ses esclaves sont d'origines HAITIENNES-tel le createur de-GUANTANAMERA-chante et rendu celesbre par peetre-seeger son createur est JOSEITO-FERNANDEZ-hommage a cette artiste sur SKEUD'S LE BLOG ET youtube.com benny-more,celia-cruz-arsenio-rodriguez,perez-prado tous ses artistes son issues de l'iles soeur HAITI-W-I POUR LA jeunne generation et un hommage a MARTHA-JEAN-CLAUDE LA GRANDE-STAR a ecoutte sur le site www.haitimusicvideo.com/www.belmizik.com ainssi que nemour-jean-baptiste-le maestro

Écrit par : boniface zebo coresspt de press | 05 août 2009

Bernard Schu, avec un C.

Sans oublier Yann Hegann (en radio)

Un de ses génériques : Harry Thumann (Underwater)

http://www.youtube.com/watch?v=6pBvnITZLFM

Écrit par : Rectificatif | 05 août 2009

Oui c'est Schu nous avons oublié le C.

Pour Yann Hegann c'était plus commercial même bien plus.

Mais sinon à part cela ... ?

Écrit par : skeuds | 05 août 2009

Pour les plus jeunes Arschu avait fait installer dans les "vieux" studios de RTL un Harmonizer qui lui permettait de créer ses Jingles et la voix de "W". Deux extraits de la voix et du type d'animation de ce Maître peuvent être consultés sur ce blog.

http://www.denisflorent.fr/bernard-schu-me-manque-et-a-vous/comment-page-1/

A l'époque en radio, les jingles, sauf effets en direct, étaient enregistrés sur des bandes, montées dans des cartouches, puis placés dans des lecteurs "lancés" à partir des potentiomètres (curseurs de volume) de la console de mixage. J'ai assisté en tant qu'auditeur à des émissions réalisées tranquillement par bernard Schu, c' était "un grand monsieur". Big Up à lui.

Écrit par : Conti | 05 août 2009

Oui un tueur. Exact pour les jingles à Radio 7, Voltage, Carbone 14, le Manhattan Show sur Mercure ou sur Canal ...

Écrit par : skeuds | 05 août 2009

Et à redécouvrir le son des années 80, le Limelight (NY) Le Palace (Paris) et ces vieux sons retentissants pleins de basses sur les planchers en bois.

http://www.youtube.com/watch?v=J7oUvv8TYLI&feature=fvw

Écrit par : has.bin I'm | 19 août 2009

Merci pour ton chouette reportage sur cette musique qui nous fait tous bouger....

Écrit par : Karim | 17 décembre 2010

Merci Karim;

Nous sommes contents que tu sois parmi nous.

Écrit par : Skeuds | 17 décembre 2010

Ce site est très très bien!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! :DDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDdd

Écrit par : Gertrude | 01 avril 2012

MMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEERRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII beaucoup !!!!

Écrit par : skeuds | 01 avril 2012

Il manque quelqu'un à la fête: Mr Olivier Cachin (da boss)...
Ah Arschu....http://www.youtube.com/watch?v=HU4gmtKAtH4

Écrit par : utopia | 02 avril 2012

souvenirs, souvenir, toutes ces pointures de la musique et tout ces lieux cultes qui nous ont fait délirer, le pacific en sous sol d'un parking, le moretti tout près du parc de la légion d'honneur et toutes les soirées et boums qui savaient nous faire oublier la galère de nos banlieues mais aussi ce que la bonne musique peux avoir de bénéfique quels plaisirs bravo et bonne continuation

Écrit par : zoubida | 03 mai 2012

Merci beaucoup, on sent le passionné qui connaît bien St Denis.
:)

Écrit par : Marc Skeuds | 04 mai 2012

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